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Économie - Indicateur

La Banque d’Angleterre relève son taux pour la première fois depuis 2007

La Banque d’Angleterre dépeint une économie faible et plongée dans l’incertitude du Brexit. Adrian Dennis/AFP

La Banque d'Angleterre (BoE) a relevé hier son taux directeur pour la première fois depuis la crise financière internationale, le portant à 0,50 % afin de tenter de contrer une inflation accélérée depuis le vote en faveur du Brexit. Elle a aussi légèrement abaissé sa prévision de croissance pour 2017, à 1,6 % contre 1,7 %, tout en maintenant ses mêmes prévisions pour 2018 à 2019. La banque centrale ne semble donc pas pour l'instant prévoir de choc majeur pour la croissance britannique, alors que le Royaume-Uni doit sortir de l'Union européenne en mars 2019, même si ces prévisions restent bien en deçà de ce qu'elle prévoyait avant le vote de juin 2016. Sur les neuf membres du comité de politique monétaire (CPM) de la BoE, seuls deux ont voté pour le maintien du taux directeur à son niveau historiquement bas de 0,25 %, auquel il avait été abaissé en août 2016. C'est la première fois que l'institut d'émission relève son taux directeur depuis juillet 2007, une mesure déjà prise à l'époque pour lutter contre une accélération de l'inflation au-dessus du niveau cible de 2 %. Le Comité a décidé par ailleurs à l'unanimité de laisser inchangés ses programmes de rachats d'actifs.

« Incertitude monétaire »
Ce pic est toujours la conséquence de la forte dépréciation de la livre britannique après le vote pour le Brexit en juin 2016, mais découle aussi d'une récente hausse des prix de l'énergie, a souligné l'institution. La BoE s'attend à ce que les pressions de l'inflation importée, liées à la chute de la livre, diminuent progressivement lors de l'année prochaine. Déjà largement anticipée par le marché, la décision de la BoE a entraîné une baisse de la livre sterling face à l'euro et au dollar. Dans l'ensemble, la BoE ne dépeint pas un tableau de l'économie brillant, continuant de mettre en avant la faiblesse de la croissance des salaires et de la consommation des ménages. « Les incertitudes associées au Brexit pèsent sur l'activité (au Royaume-Uni) qui a ralenti malgré une hausse significative de la croissance mondiale », a relevé la BoE.
La BoE se tient également toujours prête à agir en cas de changement des perspectives économiques, tout en rappelant qu'elle ne peut pas empêcher les ajustements inévitables qui découleront des nouveaux accords commerciaux internationaux du Royaume-Uni suite au Brexit.
Source : AFP

La Banque d'Angleterre (BoE) a relevé hier son taux directeur pour la première fois depuis la crise financière internationale, le portant à 0,50 % afin de tenter de contrer une inflation accélérée depuis le vote en faveur du Brexit. Elle a aussi légèrement abaissé sa prévision de croissance pour 2017, à 1,6 % contre 1,7 %, tout en maintenant ses mêmes prévisions pour 2018 à 2019. La banque centrale ne semble donc pas pour l'instant prévoir de choc majeur pour la croissance britannique, alors que le Royaume-Uni doit sortir de l'Union européenne en mars 2019, même si ces prévisions restent bien en deçà de ce qu'elle prévoyait avant le vote de juin 2016. Sur les neuf membres du comité de politique monétaire (CPM) de la BoE, seuls deux ont voté pour le maintien du taux directeur à son niveau historiquement bas de...
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