X

Liban

Liban : L’opposition intensifie ses contacts à l’étranger

Vie politique

Le chef des Kataëb, Samy Gemayel, devrait se rendre en Russie le 26 octobre.

Yara ABI AKL | OLJ
20/10/2017

Un an après le compromis politique conclu entre Michel Aoun et Saad Hariri, qui a permis au premier d'accéder à la présidence de la République et au second de former un gouvernement d'entente, la nouvelle opposition, notamment les Kataëb et leur chef Samy Gemayel, donne le sentiment d'avoir gagné du terrain sur le plan interne, mais aussi d'être de plus en plus entendue à l'extérieur des frontières.

C'est dans cette optique que les proches du député du Metn placent le défilé de personnalités diplomatiques au siège du parti à Saïfi, au cours des deux dernières semaines, mais aussi le voyage de M. Gemayel en Arabie saoudite, effectué le 26 septembre dernier. Dans le cadre de cette visite, il s'était entretenu avec le prince héritier et homme fort du royaume wahhabite, Mohammad ben Salmane. Il en est de même pour sa visite à Moscou prévue le 26 octobre.

« Au moment de la conclusion de l'accord (Hariri-Aoun), d'aucuns estimaient que toutes les forces politiques du pays seraient présentes aussi bien dans l'hémicycle qu'au sein du tout premier cabinet du sexennat Aoun. Mais seul le chef des Kataëb s'est démarqué du reste des partis et a choisi de se ranger parmi les opposants », rappelle un proche de Samy Gemayel à L'Orient-Le Jour, estimant que le député du Metn a ainsi créé une opposition qui intéresse la communauté internationale.

 

(Lire aussi : Rifi appelle à une révolution dans les urnes)

 

On rappelle, dans ce cadre, que le Courant patriotique libre et les Forces libanaises ont longtemps assuré que les chrétiens sont favorables à ce compromis, dans la mesure où les deux formations majoritaires qui les représentent l'approuvent. Mais, dans les milieux proches de Saïfi, c'est sous un angle tout à fait différent que l'on perçoit les choses. « En dépit des tentatives d'isoler les Kataëb, c'est la performance politique de Samy Gemayel qui l'a consacré comme un leader de l'opposition, dont les ambassadeurs des grandes puissances régionales et internationales tiennent à avoir le son de cloche », dit-on dans ces milieux. On en veut pour preuve le fait que M. Gemayel, qui s'est rapproché de la société civile et a planché sur les problèmes chroniques qui marquent le quotidien des Libanais, est même parvenu à obtenir le soutien de cinq députés (aux côtés des cinq de son bloc parlementaire) pour présenter, en août dernier, devant le Conseil constitutionnel un recours en invalidation de la loi instituant de nouvelles mesures fiscales pour financer la grille des salaires. Cela a donné à son mouvement d'opposition une dimension nationale qui dépasse le caractère strictement partisan.

C'est d'ailleurs sur cette logique que sont axés les entretiens de Samy Gemayel avec les diplomates qu'il rencontre à Saïfi. « Conscients du nouveau rapport de forces au Liban, les ambassadeurs profitent de ces réunions pour se faire une idée de l'avis d'une opposition devenue structurée et bien définie. M. Gemayel, quant à lui, en profite pour insister sur l'importance de préserver la neutralité du Liban par rapport au conflit des axes », note la source Kataëb.

 

(Lire aussi : Rifi à « L’OLJ » : Face aux menaces, j’ai renforcé mes mesures de sécurité)

 

La souveraineté et le Hezbollah...
De son côté, Albert Kostanian, conseiller de Samy Gemayel, explique à L'OLJ que ce dernier « a fait clairement savoir aux dirigeants saoudiens que le marché douteux dicté par le Hezbollah, il y a un an, ne fait pas l'unanimité des Libanais, dont une grande proportion juge anormale la situation au Liban tant que le parti chiite maintient son arsenal illégal ».

Tout comme Samy Gemayel, Achraf Rifi, ancien ministre de la Justice et farouche opposant à la ligne politique actuelle, semble au centre de l'ouverture diplomatique sur l'opposition. Il devrait ainsi se rendre prochainement à Riyad. Des sources proches de M. Rifi indiquent à L'OLJ que l'ancien ministre saisira l'occasion de ce voyage pour affirmer aux dirigeants saoudiens son attachement à la souveraineté du Liban et aux résolutions internationales qui le concernent.

 

Pour mémoire

Gemayel-Chamoun-Rifi : une alliance qui prend progressivement forme

Rifi traite le Hezbollah de « pompier pyromane »

Rifi poursuit chez Michel Moawad ses efforts pour unifier l’opposition

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DU BARATIN !

gaby sioufi

OPPOSITION VOUS DITES?
Sami Gemayel et son parti ?
ca s'arrete la ?

Bery tus

Cheikh Sami je vous respecte mais pq si vous vouliez pas faire parti du gouvernement avez-vous attendu jusqu’au dernier moment avant d’annocer votre décision de rentrer dans l’opposition

En passant votre intervantion sur la lbci avec okab sakhr n’etsit Pas digne d’un chef de parti et d’un Cheykh

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Nous, sales Arabes...

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le Hezbollah entame « la quatrième phase » de son parcours

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué