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Économie - Pétrole

Le déficit et Saudi Aramco poussent l’Arabie saoudite à réduire sa production

Première économie du monde arabe, l’Arabie saoudite subit une pression budgétaire depuis l’effondrement du marché pétrolier. Hassan Ammar/AFP

Confrontée à des difficultés économiques en raison de la baisse des cours du brut, l'Arabie saoudite se prépare à de nouvelles réductions de sa production avant la vente des parts du géant pétrolier Aramco, selon des analystes. Ces réductions visent à rééquilibrer le marché après la perte de centaines de milliards de dollars de revenus par ce poids lourd de l'OPEP, qui affiche d'énormes déficits budgétaires depuis l'effondrement des cours du pétrole en 2014.
L'un des facteurs qui influencent la nouvelle politique du royaume saoudien, premier exportateur mondial de brut, est la vente prévue de 5 % des parts d'Aramco via une introduction en Bourse en 2018. « La politique saoudienne est directement liée à la privatisation partielle envisagée pour Aramco », explique à l'AFP Kamel al-Harami, un analyste koweïtien. Cette introduction, présentée comme la plus importante de l'histoire, fait partie d'un vaste programme de réformes visant à réduire la dépendance du royaume à l'égard du pétrole. Aramco, la plus grosse compagnie du monde, est évaluée entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars, et la vente pourrait générer jusqu'à 100 milliards de dollars. Riyad a démenti ce week-end des informations de la presse anglo-saxonne sur un possible report de l'introduction en Bourse et affirme qu'il reste programmé pour 2018.
La Chine a, de son côté, a proposé d'acquérir directement 5 % du capital de Saudi Aramco, selon des sources citées par Reuters, ce qui laisserait à l'Arabie saoudite la possibilité d'étudier diverses options pour son projet d'introduction en Bourse. Les compagnies nationales chinoises PetroChina et Sinopec ont écrit à Saudi Aramco ces dernières semaines pour manifester leur intérêt pour une transaction directe.

« Morte et enterrée »
La semaine dernière, l'Arabie saoudite a annoncé qu'elle réduirait sa production de 560 000 barils par jour à partir de novembre, la plus forte baisse depuis l'accord historique entre pays membres et non membres de l'OPEP, pour réduire la production de 1,8 million de barils par jour. L'accord, conclu en novembre 2016, est intervenu deux ans après que l'Arabie a défendu sa stratégie initiale de conserver ses parts de marché coûte que coûte. « Sans cette réduction, les prix auraient pu être aujourd'hui inférieurs à 30 dollars par baril », a affirmé Ibrahim Muhanna, conseiller de l'ex-ministre saoudien du Pétrole Ali al-Noaïmi.
L'Arabie saoudite, membre du G20, est la première économie du monde arabe. Elle est soumise à une pression budgétaire extrême depuis l'effondrement du marché pétrolier, avec des déficits de 200 milliards de dollars ces trois dernières années, des prélèvements de 245 milliards de dollars dans ses réserves et un recours à des emprunts internationaux. Les prix du pétrole, et par ricochet les revenus, ont augmenté après l'accord OPEP et non-OPEP qui a duré six mois et a été prolongé de neuf mois jusqu'en mars. L'Arabie et ses partenaires espèrent le prolonger encore et sont prêts à des réductions encore plus importantes, oubliant la politique de défense des parts de marché.
« Cette politique est morte et enterrée », souligne M. Harami, qui ajoute : « Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle ère basée sur une nouvelle relation entre l'OPEP et les non-membres de l'OPEP articulée autour d'une entente saoudo-russe. »
Sources : agences

Confrontée à des difficultés économiques en raison de la baisse des cours du brut, l'Arabie saoudite se prépare à de nouvelles réductions de sa production avant la vente des parts du géant pétrolier Aramco, selon des analystes. Ces réductions visent à rééquilibrer le marché après la perte de centaines de milliards de dollars de revenus par ce poids lourd de l'OPEP, qui affiche d'énormes déficits budgétaires depuis l'effondrement des cours du pétrole en 2014.L'un des facteurs qui influencent la nouvelle politique du royaume saoudien, premier exportateur mondial de brut, est la vente prévue de 5 % des parts d'Aramco via une introduction en Bourse en 2018. « La politique saoudienne est directement liée à la privatisation partielle envisagée pour Aramco », explique à l'AFP Kamel al-Harami, un analyste koweïtien....
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