Rechercher
Rechercher

Liban

A Zouk Mosbeh, des manifestants d'un nouveau parti appellent au départ des déplacés syriens

Le "Parti libanais prometteur" appelle le gouvernement libanais à "négocier" avec le gouvernement syrien pour un retour "sécurisé et volontaire" de plus d'un million de déplacés syriens.

Une femme libanais se prend en photo, lors d'une manifestation à Zouk Mosbeh (Kesrouan), durant laquelle les protestataires ont appelé au départ des déplacés Syriens. Photo AFP / ANWAR AMRO

Des dizaines de militants d'un nouveau parti libanais ont manifesté samedi à Zouk Mosbeh, dans le Kesrouan, appelant au départ des déplacés syriens au Liban qui ont fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011.

Le président du "Parti libanais prometteur", Farès Ftouhi, a insisté sur la "nécessité de former une délégation libanaise officielle afin de négocier avec le gouvernement syrien pour assurer un retour sécurisé et volontaire des déplacés syriens dans leurs villes et localités ", rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Selon ce parti , "les décisions que le gouvernement libanais doit prendre sans plus tarder sont les suivantes : interdire l'entrée en groupe de déplacés syriens, surtout que les zones frontalières sont désormais sous le contrôle de l'Etat syrien. Retirer le statut de +déplacés+ aux Syriens qui se déplacent à la frontière entre le Liban et la Syrie. Et enfin, réclamer à la communauté internationale d'accorder une aide à l'Etat libanais, parallèlement à l'aide accordée aux déplacés syriens".

Plus d'un million de déplacés Syriens sont enregistrés auprès de l'Onu au Liban. Mais la question de leur retour divise la classe politique libanaise, entre ceux qui appellent à un retour "volontaire", et ceux qui appellent à un retour "sécurisé", estimant que la Syrie est suffisamment sûre aujourd'hui pour un tel retour. Les formations politiques hostiles au régime syrien du président Bachar el-Assad refusent tout contact avec le gouvernement syrien afin de régler la question des déplacés, estimant que de telles négociations visent à remettre en selle le régime Assad. Les relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie n'ont jamais été interrompues depuis le début de la crise syrienne. Toutefois, le Liban avait décidé d'adopter une politique de distanciation, un choix décrié par les alliés du régime Assad, tel le Hezbollah.

"Ne soyez pas un instrument libanais au service de la naturalisation" des déplacés Syriens, a mis en garde le chef du "Parti libanais prometteur", avant d'afficher son soutien au président de la République, Michel Aoun, le qualifiant de "président fort".

La naturalisation des réfugiés ou déplacés est interdite par la Constitution libanaise. 

Le parti a enfin expliqué que la manifestation qu'il a organisée n'est "pas contre les Syriens, mais en leur faveur, afin de soutenir leur retour sécurisé en Syrie".

 

Lire aussi

Le pape reçoit Saad Hariri et loue l'accueil de réfugiés par le Liban

« Nous ne sommes pas racistes », se défend Bassil


Des dizaines de militants d'un nouveau parti libanais ont manifesté samedi à Zouk Mosbeh, dans le Kesrouan, appelant au départ des déplacés syriens au Liban qui ont fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011.


Le président du "Parti libanais prometteur", Farès Ftouhi, a insisté sur la "nécessité de former une délégation libanaise officielle afin de négocier avec le...

commentaires (4)

ils sont betes ou quoi ? je dirais ou quoi , c.a.d ils sont la ,pousses-monayes juste pour creer une force d'inertie en vue d'obliger qui de droit a ouvrir des negotiations avec assad - pressions sur pressions ! pourtant il est EVIDENT que assad n'en veut pas - du moins pas avant tres longtemps - ainsi negocier avec lui sur quelle base? le forcer a les reprendre comment? certainement pas pour nos beau yeux, ni ceux de aoun ni meme ceux de nasrallah. par Dieu il n'a meme pas envoye le plus petit fonctionnaire s'enquerir de leur situation 6 ans durant.

gaby sioufi

09 h 28, le 15 octobre 2017

Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • ils sont betes ou quoi ? je dirais ou quoi , c.a.d ils sont la ,pousses-monayes juste pour creer une force d'inertie en vue d'obliger qui de droit a ouvrir des negotiations avec assad - pressions sur pressions ! pourtant il est EVIDENT que assad n'en veut pas - du moins pas avant tres longtemps - ainsi negocier avec lui sur quelle base? le forcer a les reprendre comment? certainement pas pour nos beau yeux, ni ceux de aoun ni meme ceux de nasrallah. par Dieu il n'a meme pas envoye le plus petit fonctionnaire s'enquerir de leur situation 6 ans durant.

    gaby sioufi

    09 h 28, le 15 octobre 2017

  • Faut-il créer un nouveau parti pour résoudre chaque problème du pays ? Cela dit leur aspiration à résoudre humainement le problème des déplacés syriens les honore.

    Sarkis Serge Tateossian

    00 h 16, le 15 octobre 2017

  • LA MANIPULATION EST CLAIRE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 44, le 14 octobre 2017

  • L'Etat libanais n'a pas à quémander à Bachar el-Assad ou à Walid Moallem ou autres, le retour de leurs déplacés dans les pays voisins dont, en premier chef, le Liban. Que ceux qui nous les avaient envoyés de les reprendre avec ou sans barils de sarin... Même chez le roi Ubu, on ne demande pas le retour "sécurisé, volontaire et ubuesque" des déplacés. Le Conseil de Sécurité de l'ONU fut créé pour des cas pareils. Que l'Etat libanais, prenne tout de suite la décision de porter plainte auprès du Conseil de Sécurité afin qu'il ordonne à la Syrie de reprendre ses déplacés le plus tôt possible.

    Honneur et Patrie

    19 h 07, le 14 octobre 2017