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Moyen Orient et Monde - Espagne

Le drapeau libanais brandi au cœur de Madrid, pour le défilé de la fête nationale

Le drapeau libanais a été « invité » à la parade militaire lors de la fête nationale espagnole, hier à Madrid. Photo fournie par Samar Sakr

L'Espagne célébrait hier sa fête nationale, symbole de l'unité du pays menacée par la crise entre la Catalogne et Madrid, qui a donné à la région jusqu'au 19 octobre pour revenir sur sa déclaration d'indépendance si elle veut éviter la suspension de son autonomie. Le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy et le roi Felipe VI ont assisté à la traditionnelle parade militaire dans les rues de Madrid, pour commémorer la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492.
Un défilé auquel a été « invité », en quelque sorte, le drapeau libanais. La présence du drapeau libanais lors du défilé militaire sur le boulevard du Paseo de la Castellana, situé en plein centre de Madrid, est une manière de rendre hommage à l'armée libanaise qui avait, elle-même, planté, aux côtés du drapeau libanais, un drapeau espagnol dans le jurd de Ras Baalbeck, quelques jours après des attentats sanglants perpétrés par l'État islamique en Catalogne. Et ce alors que les militaires libanais étaient engagés dans des affrontements contre les jihadistes de l'EI dans la zone frontalière avec la Syrie. L'image de ces soldats libanais brandissant leur drapeau et celui de l'Espagne sur une colline rocailleuse du jurd de Ras Baalbeck, tout juste reprise à l'EI, avait été largement diffusée à travers le monde.
Comme d'habitude, les présidents des régions séparatistes de Catalogne, du Pays basque et de Navarre étaient absents à la parade, alors que, pour la première fois depuis 30 ans, la police nationale était conviée à défiler pour reconnaître son rôle après les attentats jihadistes meurtriers du mois d'août en Catalogne. Elle a été chaudement applaudie, en dépit de la controverse sur son intervention musclée en Catalogne lors du référendum d'indépendance organisé, le dimanche 1er octobre, par le président régional Carles Puigdemont malgré l'opposition de Madrid.
Mais l'ambiance n'était pas vraiment à la fête en Espagne, vu la crise catalane. D'autant plus que la cérémonie a été endeuillée par la mort d'un pilote dans le crash d'un avion de combat Eurofighter, qui avait participé au défilé aérien. L'avion s'est écrasé dans un champ pendant sa manœuvre d'approche à l'atterrissage, à la base aérienne de Los Llanos, à 300 km au sud-est de Madrid. M. Rajoy s'est rendu sur place. Et au même moment, quelque 65 000 personnes défilaient dans les rues de Barcelone, scandant des messages hostiles aux dirigeants indépendantistes. « Puigdemont en prison ! » criaient les manifestants, dans une région grandement divisée sur la sécession.
Source : AFP

L'Espagne célébrait hier sa fête nationale, symbole de l'unité du pays menacée par la crise entre la Catalogne et Madrid, qui a donné à la région jusqu'au 19 octobre pour revenir sur sa déclaration d'indépendance si elle veut éviter la suspension de son autonomie. Le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy et le roi Felipe VI ont assisté à la traditionnelle parade militaire dans les rues de Madrid, pour commémorer la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492.Un défilé auquel a été « invité », en quelque sorte, le drapeau libanais. La présence du drapeau libanais lors du défilé militaire sur le boulevard du Paseo de la Castellana, situé en plein centre de Madrid, est une manière de rendre hommage à l'armée libanaise qui avait, elle-même, planté, aux côtés du drapeau libanais, un drapeau...
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