Le Fonds monétaire international a rendu hier son rapport semestriel sur la croissance mondiale, notamment celle du Moyen-Orient. Yuri Gripas/AFP
Une chute de la croissance des principaux pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient pèse lourdement sur les perspectives économiques de l'ensemble de la région, a estimé hier le Fonds monétaire international (FMI). « Les exportateurs de pétrole sont durement touchés par l'ajustement prolongé » de leur budget en raison de la baisse des cours des matières premières, affirme le FMI dans son rapport d'octobre.
La croissance de l'Iran devrait chuter à 3,5 % cette année contre 12,5 % en 2016, l'activité économique irakienne devrait se contracter de 0,4 % contre +11 % en 2016, tandis que l'économie saoudienne, la plus importante de la région, devrait terminer l'année autour de 0 %, contre 1,7 % l'an dernier. L'Arabie saoudite, l'Irak et l'Iran sont les principaux producteurs et exportateurs de pétrole du Moyen-Orient. Riyad est le premier exportateur mondial de brut. L'économie du Koweït devrait être la plus affectée avec une contraction de 2,1 % du PIB en 2017, tandis que celles des Émirats arabes-unis (+1,3 %) et de l'Algérie (+1,5 %) connaîtront une croissance modeste, selon le FMI.
« Léger ralentissement »
Dans l'ensemble, la croissance des pays exportateurs de pétrole de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA), qui regroupent les six États du Conseil de coopération du Golfe, l'Iran, l'Irak, l'Algérie et la Libye, devrait finir l'année à 1,7 %. La croissance devrait ralentir sensiblement, passant de 5,1 % l'année dernière à 2,2 % en 2017, « en raison du ralentissement de l'économie de la République islamique d'Iran après une croissance très rapide en 2016 et des réductions de la production pétrolière dans les pays exportateurs », a indiqué le FMI. Le Fonds prévoit également que le prix du pétrole atteigne en moyenne 50,3 dollars le baril en 2017.
Les exportateurs de pétrole ont affiché des déficits budgétaires et certains ont engagé des réformes douloureuses depuis que les prix du brut ont chuté à la mi-2014. Du côté du groupe des pays « importateurs de pétrole » dans la région MENA, la croissance devrait passer de 3,6 % en 2016 à 4,3 % cette année. « Les conflits internes et transfrontaliers dans certaines parties du Moyen-Orient continuent de peser sur l'activité économique », a-t-il déclaré. La croissance économique de la MENA devrait rebondir à 3,2 % en 2018, selon le FMI, principalement en raison d'une demande intérieure plus forte et d'une hausse attendue de la production de brut.
Source : AFP


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