Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson quitte la Mission permanente de la Russie à l’ONU où il a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov le 17 septembre à New York. Joe Penney/Reuters
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont rencontrés dimanche soir à New York, avant le début de l'Assemblée générale des Nations unies et alors que les relations entre Washington et Moscou sont au plus bas. Les deux ministres, qui se sont entretenus à la Mission russe auprès de l'ONU, sont restés à l'écart de la presse et n'ont fait aucune déclaration. Au cours de leur réunion, ils ont redit leur engagement à favoriser une décrue de la violence en Syrie et créer les conditions pour faire progresser le processus politique de Genève, selon un communiqué du département d'État américain.
La Syrie est un des dossiers où Washington espère trouver des terrains d'entente avec Moscou. Les deux pays tentent de maintenir la zone de « désescalade » dans la vallée de l'Euphrate où opèrent leurs armées contre le groupe jihadiste État islamique, après un incident imputé à la Russie.
Outre la « coopération dans la crise en Syrie », la réunion de dimanche a porté sur les dossiers en cours au Moyen-Orient et l'accord de Minsk de 2015 sur le conflit en Ukraine, qui peine à être mis en œuvre, a déclaré à des journalistes la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova. Les deux parties n'ont pas précisé si la crise née des ambitions nucléaires nord-coréennes avait été abordée. La Russie estime que les sanctions sans cesse plus fortes réclamées par les Américains à l'ONU sont inefficaces, mais a tout de même voté les dernières résolutions en ce sens, et Washington appelle Moscou à faire plus fermement pression sur Pyongyang.
Sergueï Lavrov et Rex Tillerson avaient convenu de se rencontrer lors d'un entretien téléphonique fin août, à l'occasion d'une nouvelle étape de la guerre des sanctions entre la Russie et les États-Unis : Washington venait d'ordonner la fermeture d'un consulat russe au nom de la « parité », après la réduction drastique de sa propre présence diplomatique en territoire russe décidée par Moscou. Depuis, le président russe Vladimir Poutine a menacé de diminuer encore le personnel diplomatique américain en Russie.
Alors que l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump en janvier laissait présager une embellie dans les relations entre les deux grandes puissances, elles n'ont cessé de se détériorer, sur fond d'accusations d'ingérences russes dans l'élection présidentielle américaine de 2016, mais aussi de soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire républicain et Moscou. Vladimir Poutine ne sera pas présent à l'Assemblée générale de l'ONU, où Donald Trump fera en revanche sa première apparition en tant que président et prononcera aujourd'hui un discours très attendu.
Source : AFP


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