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Cinéma

Adel Karam : « Voir le Adel de "Ma Fi Metlo" signer un autographe à Venise à une Italienne émue... »

Jusque-là, il était animateur de télé et comédien stand-up. Aujourd'hui, Adel Karam incarne Toni Hanna, le chrétien vivant à Fassouh, hanté encore par les fantômes du passé, dans L'Insulte, de Ziad Doueiri. Entretien avec cet acteur de haut niveau qui ne perd rien de sa gouaille.

Adel Karam. Photo Michel Sayegh

 

Quand Ziad Doueiri vous a casté, qu'est-ce qui vous a séduit le plus ?
Il m'a raconté en bref l'histoire. Elle m'a tout de suite interpellé. Sans compter que c'est un honneur pour tout acteur de travailler avec un metteur en scène de son calibre. Avoir été choisi parmi 400 acteurs (je ne sais combien ont été castés pour le rôle de Toni Hanna) m'a rempli de joie et de fierté.

Vous avez appréhendé d'avoir été choisi ?
Non, je n'ai pas craint d'incarner ce personnage, même s'il s'agissait d'un rôle dramatique. C'est une responsabilité énorme, mais à la fois gratifiante. Je suis quand même un acteur. J'ai d'ailleurs toujours préféré les rôles au cinéma plutôt qu'à la télévision, même si je suis un animateur télé et un homme de spectacle.

Comment vous êtes-vous préparé à ce rôle ?
D'abord, en travaillant avec le réalisateur sur le personnage. En allant dans les moindres détails : son passé, son caractère, son idéologie... D'autre part, je peux dire que j'avais aussi un avantage. Le quartier de Fassouh dans lequel on tournait certaines scènes est le quartier où j'ai grandi, et le garagiste dont j'emprunte le métier dans le film est mon ami. Cela m'a beaucoup aidé. Je suis issu de ce milieu et je connais beaucoup de personnes qui ressemblent à Toni. Contrairement à Camille Salamé, qui devait travailler énormément sur son personnage.

Quelle a été à votre avis la scène la plus difficile ?
Les scènes où je devais pleurer. Mais aussi, et surtout (NDLR : Adel Karam part d'un fou rire) les scènes au tribunal, parce que la technologie et l'invention de la climatisation ne sont pas passées par là. Comme 40 % du film était tourné dans une salle de tribunal, nous passions notre temps à changer d'habits et à nous débarbouiller. Au bout du compte, le résultat était fabuleux.

Qu'ont représenté pour vous cinq minutes et demie d'applaudissements à Venise ?
Je suis une personne timide – si, si, croyez-moi – et à la vue de cette salle comble qui applaudissait sans relâche, je me suis senti intimidé, ne sachant pas où et quoi regarder. N'empêche que c'était cinq minutes et demie de pur bonheur.

Aujourd'hui, que doit Adel Karam à Ziad Doueiri ?
Je lui dois tout. Avant L'Insulte, j'étais simplement Adel, que les Libanais connaissaient. Aujourd'hui, je suis un personnage international. N'est-ce pas surprenant de voir Adel de Ma Fi Metlo et de Hayda Haké signer des autographes à Venise et serrer la main tremblante d'une Italienne qui vous dit que vous l'avez émue dans L'Insulte ?

Avant et après « L'Insulte » ?
Être formé par un tel professionnel est un cadeau du ciel. Aujourd'hui, je peux dire que l'amateur que j'étais –car qu'on se l'avoue : rares d'entre nous sont de vrais professionnels ou ont connu leur véritable potentiel – a beaucoup appris en côtoyant Ziad Doueiri, lequel m'a avoué un jour que j'étais brave. Je suis visiblement un bon élève. Alors que lui dire aujourd'hui en retour ? Sauf qu'il a chamboulé notre vie et nous a mis dans tous nos états. On était habitués à manger de la confiture. Après s'être initié au travail de Ziad Doueiri, on ne peut plus se suffire de la simple marmelade, il nous faut de la achta... Voire des macarons.

 

 

Lire aussi, la critique du film L'Insulte : Qu’y a-t-il au-delà d’une simple insulte proférée au Liban

et nos autres articles sur le sujet

Ziad Doueiri à « L’OLJ » : Le Liban vous donne beaucoup de déceptions, mais en même temps beaucoup d’espoir

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Quand Ziad Doueiri vous a casté, qu'est-ce qui vous a séduit le plus ?
Il m'a raconté en bref l'histoire. Elle m'a tout de suite interpellé. Sans compter que c'est un honneur pour tout acteur de travailler avec un metteur en scène de son calibre. Avoir été choisi parmi 400 acteurs (je ne sais combien ont été castés pour le rôle de Toni Hanna) m'a...

commentaires (6)

SOUHAITS DE REUSSITES...MABROUK...

Soeur Yvette

11 h 00, le 15 octobre 2017

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Commentaires (6)

  • SOUHAITS DE REUSSITES...MABROUK...

    Soeur Yvette

    11 h 00, le 15 octobre 2017

  • SOUHAIT DE REUSSITE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    17 h 20, le 14 septembre 2017

  • Merci Monsieur pour votre commentaire, l'erreur a été corrigée. Bien à vous

    L'Orient-Le Jour

    14 h 10, le 14 septembre 2017

  • "Je lui doit tout." Hmmm...le verbe suit le complément, maintenant?

    Georges MELKI

    13 h 58, le 14 septembre 2017

  • On a au Liban des gens uniques , comme Adel Karam . MA FI METLOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN......

    FRIK-A-FRAK

    13 h 37, le 14 septembre 2017

  • Un acteur très talentueux et très apprécié, si on lui donne des opportunités il peut aller très loin dans l'art cinématographique. Respects

    Sarkis Serge Tateossian

    12 h 25, le 14 septembre 2017