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Santé

Piqûres d’insectes : les gestes à faire

Allergie

Dans la majorité des cas, les piqûres de ces bestioles peuvent être traitées sur place.

Nada MERHI | OLJ
01/09/2017

Les repas sur les terrasses ou dans le jardin, agréables en cette période de l'année, notamment en montagne, deviennent un vrai moment de torture lorsque les insectes s'invitent aussi à la fête. Leur bourdonnement dérange et les personnes allergiques craignent leurs piqûres. Fort heureusement, dans la majorité des cas, les piqûres sont bénignes et peuvent être traitées sur place. Il suffit à cet effet « de rincer à l'eau l'endroit de la piqûre », explique le Dr Carla Irani, secrétaire générale de la Société libanaise d'allergie et d'immunologie. « En général, la réaction à la piqûre disparaît spontanément dans les jours qui suivent, ajoute-t-elle. On peut également appliquer des corticoïdes locaux. »

Ces lésions peuvent être toutefois problématiques chez les personnes allergiques. Dans ce cas, les piqûres d'insectes peuvent entraîner « un œdème, accompagné d'une douleur intense, d'un changement de la couleur de la peau et dans certains cas aussi de fièvre », précise la spécialiste. « Ces personnes doivent alors consulter un médecin », insiste-t-elle. Elle explique que la réaction cutanée à la piqûre est provoquée « par le venin du dard des hyménoptères implanté dans la peau » ou par « le liquide salivaire » des moustiques.

 

(Lire aussi : Piqûres d'hyménoptères : que faire ?)

 

Les piqûres des hyménoptères
Comment reconnaître les piqûres des insectes et quoi faire ? Pour le Dr Irani, il est indispensable de se rappeler le lieu et les circonstances dans lesquelles on se trouvait lors de l'incident, pour essayer d'identifier le genre d'insecte qui a provoqué la piqûre. Si l'on prévoit de passer une journée en plein air où l'on risque d'être exposé aux insectes, il est conseillé de garder sur soi une petite trousse à pharmacie qui contient une pince à épiler, un antiseptique local pour désinfecter les plaies, un antihistaminique oral et une crème corticoïde. « Au cas où la personne sait qu'elle est sévèrement allergique aux piqûres d'insectes (choc allergique ou anaphylactique), il faut qu'elle garde sur elle une injection d'adrénaline », conseille le Dr Irani.
En ce qui concerne les lésions cutanées provoquées par les piqûres, la spécialiste explique qu'elles diffèrent selon le type d'insectes. Ainsi, une piqûre provoquée par un hyménoptère, c'est-à-dire une abeille, un bourdon, un frelon ou une guêpe, est de « nature allergique ». Elle est généralement « bénigne et localisée ». Elle se manifeste par une rougeur et par l'apparition d'une papule centrée sur le dard, celui-ci étant implanté dans la peau. Dans certains cas toutefois, la lésion peut s'étendre sur une plus grande surface de la peau.
Le Dr Irani explique que pour traiter ce genre de piqûres, il est conseillé d'« appliquer des corticoïdes locaux » et de « prendre un antihistaminique par voie orale, sur avis du médecin ».

Au cas où l'on est victime de plusieurs piqûres d'hyménoptères, « la réaction allergique peut être plus sévère », souligne le Dr Irani. « Celle-ci dépend aussi de la localisation de la piqûre, la bouche à titre d'exemple, poursuit-elle. Dans ce cas, des œdèmes généralisés peuvent survenir, entraînant une fièvre, une hypotension et, dans certains cas rares, une perte de conscience. C'est le choc anaphylactique. Il faut alors que la personne soit transportée aux urgences les plus proches. On peut aussi lui pratiquer une injection intramusculaire d'adrénaline, puis la transporter aux urgences. Ces personnes doivent consulter un spécialiste. Par ailleurs, si l'aiguillon est visible, il faut le retirer à l'aide d'une pince à épiler. Il faut toutefois être prudent et veiller à ne pas écraser le réservoir à venin de l'insecte ni à l'inoculer dans la peau, car on risque de diffuser le venin dans l'organisme. »

 

(Lire aussi : La menace des moustiques)

 

Araignées, chenilles, tiques et moustiques
La piqûre des araignées est généralement toxique. Elle entraîne un bouton noir. « Le venin sécrété par les araignées est similaire à celui des serpents, mais la quantité diffusée est nettement moindre, sachant que les araignées trouvées au Liban ne sont pas en général nocives », constate le Dr Irani. Elle souligne qu'il faut enlever le tentacule de l'araignée s'il est visible. Dans le cas contraire, il faut consulter un médecin.
Au nombre des insectes redoutés : les chenilles. « Le contact direct ou indirect avec les poils de certaines espèces, notamment les chenilles processionnaires du chêne, peut provoquer des papules rouges ou des conjonctivites aiguës, explique le Dr Irani. Par contre, les chenilles trouvées sur les pins sont inoffensives, à condition de ne pas les attaquer. »

Pour ce qui est des tiques, la spécialiste affirme qu'elles sont « dangereuses », car leur morsure peut causer, à long terme, des maladies inflammatoires. La morsure de ces petits insectes noirs, de la famille des acariens, « prend la forme d'un point blanc entouré d'une rougeur ». « Pour les extraire, il ne faut surtout pas les arracher car la tête de la tique restera en place, insiste le Dr Irani. Il est plutôt conseillé de mettre sur l'acarien une goutte de pétrole ou d'essence de térébenthine. »

Enfin, les réactions aux piqûres de moustiques sont connues : les démangeaisons. « Chez les personnes prédisposées et chez les enfants toutefois, elles peuvent entraîner de fortes lésions accompagnées de démangeaisons, constate la spécialiste. Elles peuvent même s'infecter. Dans certains cas, un traitement par antibiotiques et antihistaminiques oraux s'impose. »
Et le Dr Irani de conclure en insistant sur la nécessité de consulter un spécialiste si « au bout de vingt-quatre heures, la réaction à la piqûre ne diminue pas ».

 

 

Lire aussi

Pourquoi les moustiques ciblent certaines personnes et pas d'autres

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