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La Dernière

Lady Di n’est pas morte : William, Harry et la monarchie se portent très bien...

Anniversaire

Que faisiez-vous le 31 août 1997 ? Tout le monde se souvient de ce jour, tant cette date, comme celle de l'assassinat de JFK des années plus tôt, reste, par sa violence, sa tristesse et la mort de la princesse de Galles, gravée dans la mémoire de plusieurs générations.

Carla Henoud | OLJ
31/08/2017

Une postadolescente de 19 ans, éducatrice d'enfants, jolie, pas encore belle, timide, intimidée par ces (quelques) paparazzi qui la prenaient déjà d'assaut. C'est ainsi qu'apparaît en 1981 et pour la première fois Diana Spencer, le sourire au bout des lèvres, le rouge aux joues. La jeune aristocrate a déjà une élégance naturelle qu'elle va affiner encore plus au fil du temps et de ses souffrances. Car plus elle va mal et plus elle est belle, aussi paradoxal que cela puisse sembler. Sans doute l'instinct de survie d'un amour et d'un amour-propre piqués au vif. Timide, peut-être, la jeune femme était néanmoins déterminée et savait déjà ce qu'elle voulait être : l'épouse du prince Charles d'Angleterre. Mais sa vie ne sera pas ce conte de fées escompté.

Entre cette année 1981 où elle est couronnée princesse de Galles, au bras d'un homme qui ne savait même pas, comme il l'a déclaré aux médias, « ce que signifiait vraiment le mot amour », et cette tragique nuit d'août 1997, Diana, devenue la gracieuse Lady Di, aura connu l'illusion de l'amour, la trahison, la maternité, l'anorexie, la boulimie et la royauté. Elle aura découvert de nouveaux plaisirs avec des amants de passage, et un grand amour avec le chirurgien pakistanais Hasnat Khan, à la fin de sa vie. Découvert aussi le monde et ses souffrances, les causes auxquelles elle s'est donné sans calculer. Elle aura osé parler ouvertement de ses faiblesses, de ses douleurs, dans un environnement glacé où il n'y avait pas de place pour les sentiments. Et surtout, elle aura insufflé à la monarchie un vent de liberté et d'indiscipline, un vent de jeunesse dont cette royauté quelque peu vieillissante avait grandement besoin.

 

(Lire aussi : Une fashionista qui a chamboulé la garde-robe royale)

 

Intelligente, vive, franche, la femme la plus photographiée au monde apprendra même à manipuler les médias à sa guise. Dans une dernière tentative de se venger, à sa manière, du seul homme qui ne la regarde pas, son époux. Elle va même souvent lui voler la vedette, comme au cours de leur voyage officiel aux États-Unis, le 9 novembre 1985. Le monde et Ronald Reagan ne se souviendront que de la princesse de 24 ans, au cours d'un dîner de gala à la Maison-Blanche, dansant, dans une inoubliable robe en velours bleu nuit, avec un John Travolta séduit.

Mais un jour, ce pouvoir qu'elle s'était octroyé va la dépasser, l'envahir et totalement échapper à son contrôle. Jusqu'à en payer de sa vie l'intrusion de ses paparazzi avides et jamais rassasiés de chacun de ses gestes.

L'accident
De cet accident fatal qui a fait trois victimes, Lady Di, son amant Dodi el-Fayed et le chauffeur Henri Paul – son garde du corps Trevor Rees-Jones en est l'unique survivant –, le monde entier a retenu les images de l'épave de la Mercedes broyée, dans les ténèbres du tunnel de l'Alma. Il restera, 20 ans plus tard, une flamme éternelle, et puis toutes les fausses informations, les théories de meurtre, de grossesse, de remariage imminent, alors que cette idylle n'aura duré que 30 jours. La déclaration d'amour de Charles qui a avoué : « C'est le pire jour de mon existence » ; le désarroi de ses deux fils, William et Harry, alors respectivement âgés de 15 ans et 13 ans. Et surtout l'immense tristesse d'un peuple et d'un monde, qui pleure sa princesse des cœurs. Des Britanniques qui, pendant quelques jours, prendront leur distance avec la monarchie avant de comprendre et applaudir le discours un peu tardif de la reine Elizabeth qui voulait surtout « protéger les enfants ».

 

(Lire aussi, la tribune de l'ambassadeur Hugo Shorter : « Le visage compatissant de la monarchie moderne »)

 

L'héritage
Outre l'image glamour, strass et people que véhiculait Lady Di, il y avait aussi des combats bien plus importants pour de grandes causes, parmi lesquelles la boulimie, l'anorexie, le sida ou les mines antipersonnel. Son voyage en Angola, puis en Bosnie en 1997, largement rapportés par les médias du monde entier, auront certainement aidé à la signature du « Traité pour l'interdiction des mines antipersonnel », finalisé à Ottawa par 122 pays, le 3 décembre 1997, soit quatre mois après son décès.

Cet héritage qu'elle a légué n'est pas le seul. Ses fils William et Harry ont chacun, à sa manière, pris de leur mère le meilleur. Le sérieux et la gravité pour le premier, une forme de mélancolie qui pourrait ressembler à de la tristesse, et une belle indiscipline chez le benjamin. Prudents et distants face à une presse qu'ils détestent, ils ont su poursuivre leur vie avec une nouvelle légèreté, en dépit des nombreux livres et autres documentaires qui continuent de révéler les détails intimes de la vie de leur mère. Grande absente qui n'est même pas là pour se défendre ou faire taire les opportunistes. Kate Middleton a su reprendre le flambeau avec sa personnalité et sa propre finesse. Des fiançailles au mariage à la naissance de ses deux enfants, tout était là pour rappeler Diana et lui confirmer que cette monarchie du XXIe siècle est en de bonnes mains...

 

 

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C. F.

Après ses cours de diction, elle réussissait parfaitement ses opérations com'. Ô princesse des cœurs ! RIP.

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