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À La Une - Yémen

Au moins 14 personnes, dont des enfants, tuées dans un raid aérien visant Sanaa

L'ONU s'inquiète.

 

Au moins quatorze personnes, dont des enfants ont péri vendredi dans un nouveau raid aérien visant la capitale yéménite Sanaa. AFP / Mohammed HUWAIS

Au moins quatorze personnes, dont des enfants ont péri vendredi dans un nouveau raid aérien visant la capitale yéménite Sanaa, l'ONU appelant de nouveau les belligérants à éviter les cibles civiles dans ce pays en guerre.

La télévision des rebelles houthis qui contrôlent Sanaa a accusé la coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite et qui intervient aux côtés des forces du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi d'être à l'origine du raid meurtrier qui a eu lieu vers 03h15 du matin locales (00h15 GMT).

Parallèlement, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a accusé cette coalition militaire arabe d'avoir tué 42 civils, dont plusieurs enfants en l'espace d'une semaine au Yémen, entre le 17 et le 24 août. Ce chiffre ne prend pas en compte le bombardement de vendredi. Ce dernier a détruit deux bâtiments à Faj Attan, un quartier résidentiel dans le sud de la capitale yéménite, contrôlée depuis 2014 par les rebelles houthis, ont rapporté un photographe de l'AFP et des témoins.

Mohamed Ahmed, qui habite dans l'un des bâtiments détruits, a raconté à l'AFP avoir avec d'autres résidents retiré neuf corps des décombres dont des enfants d'une même famille et les avoir transportés à l'hôpital. Quand la roquette est tombée, un des bâtiments s'est immédiatement écroulé, entraînant la destruction du second, a témoigné M. Ahmed. D'après lui, des habitants ont pu se sauver à temps, d'autres ont en revanche ont été bloqués sous les décombres.

Des secouristes yéménites sur place ont indiqué à l'AFP que quatorze personnes avaient été tués, parmi lesquelles six enfants et deux femmes. Les recherches se poursuivaient vendredi pour tenter de retrouver des survivants au milieu d'un amas de béton et de bois, a constaté un photographe de l'AFP.

Le porte-parole de la coalition militaire arabe, le colonel Turki Al-Malki, a indiqué que cette dernière "enquêtait sur les allégations des médias sur un raid de l'aviation de la coalition sur une maison a Faj Attan".

Les civils paient un lourd tribut dans la guerre au Yémen qui oppose les forces du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition conduite par l'Arabie saoudite, aux rebelles houthis alliés aux partisans de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh.

 

(Lire aussi : Mohammad ben Salmane aurait exprimé sa volonté de sortir du conflit yéménite)

 

La coalition responsable
La coalition militaire arabe a été accusée à maintes reprises d'avoir visé des civils lors de ses bombardements aériens.

Vendredi, l'ONU a annoncé que 58 civils avaient été tués au Yémen dans la semaine du 17 au 24 août et elle a accusé la coalition arabe d'être responsable de la mort de 42 d'entre eux. Elle lui attribue notamment une attaque ayant visé mercredi un hôtel près de Sanaa qui a fait 33 morts, et une autre contre une maison dans la province de Sanaa où six civils ont été tués.

Le porte-parole de la coalition a affirmé que les raids du mercredi ont visé "des cibles importantes" et que les personnes tuées étaient des "activistes armés". Selon l'ONU, "dans tous les cas mentionnés, des témoins ont affirmé qu'il n'y avait eu aucun avertissement qu'une attaque était imminente".

Dans le passé, la coalition a reconnu des "erreurs" ayant causé la mort de civils, comme lors d'une frappe ayant visé une cérémonie de funérailles à Sanaa en octobre 2016 qui avait fait plus de 140 morts.
"En 2017, le nombre de raids par mois est trois fois supérieur à l'an dernier et les affrontements armés recensés chaque mois ont plus que doublé", s'est inquiété vendredi dernier le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien.

Depuis mars 2015, la guerre au Yémen a fait quelque 8.400 morts et 48.000 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué une très grave crise humanitaire, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une épidémie de choléra a en outre fait quelque 2.000 morts et plusieurs régions de ce pays pauvre sont au bord de la famine.

 

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