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Économie - France

Recul du chômage, au plus bas depuis 2012

En France, le taux de chômage a retrouvé au 2e trimestre son niveau de début 2012, avant l’élection de François Hollande. Une inflexion qui intervient avec trois ans de retard par rapport aux engagements de l’ancien chef d’État. Archives AFP

Petite victoire « posthume » pour le quinquennat précédent : le taux de chômage a retrouvé au deuxième trimestre son niveau de début 2012, avant l'élection de François Hollande, validant avec du retard sa fameuse inversion de la courbe.
L'indicateur de l'Insee, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et seul reconnu pour les comparaisons internationales, a reculé de 0,1 point entre avril et juin, pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et 9,5 % avec l'Outre-mer, selon des chiffres provisoires publiés hier. Sur un an, la baisse est de 0,5 point.
Ces taux sont comparables à ceux observés au 1er trimestre 2012 – 9,1 % en métropole et 9,5 % en France entière. Au sens de l'Insee, le chômage a fortement augmenté jusqu'à la mi-2013, s'est stabilisé autour de 10 % en métropole, avant de décroître à partir de 2016. Soit un retard de trois ans pour cette « inversion de la courbe du chômage », initialement promise pour 2013. Résultat : M. Hollande, qui avait conditionné une nouvelle candidature à une baisse du chômage, renoncera début décembre 2016 à briguer un second mandat.
L'ex-président aura aussi pâti de la confusion introduite par les divergences entre le taux de l'Insee et les chiffres de Pôle emploi. Car, s'il a aussi vu le chômage baisser depuis son pic d'octobre 2015, l'opérateur décrit une situation nettement plus dégradée que l'Institut national de la statistique. Au cours du quinquennat Hollande, Pôle emploi a vu affluer sur ses listes 571 500 chômeurs supplémentaires (+19,6 %) en catégorie A (sans activité). Leur nombre atteignait 3,48 millions en métropole à fin juin.
Les indicateurs de l'Insee et de Pôle emploi divergent souvent car ils ne mesurent pas le chômage de la même manière : Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes, alors que l'Insee réalise une enquête auprès de 110 000 personnes. Par conséquent, les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l'Insee s'ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, certains jeunes, chômeurs pour l'Insee mais inéligibles à l'assurance chômage, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi.

Source : AFP

Petite victoire « posthume » pour le quinquennat précédent : le taux de chômage a retrouvé au deuxième trimestre son niveau de début 2012, avant l'élection de François Hollande, validant avec du retard sa fameuse inversion de la courbe.L'indicateur de l'Insee, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et seul reconnu pour les comparaisons internationales, a reculé de 0,1 point entre avril et juin, pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et 9,5 % avec l'Outre-mer, selon des chiffres provisoires publiés hier. Sur un an, la baisse est de 0,5 point.Ces taux sont comparables à ceux observés au 1er trimestre 2012 – 9,1 % en métropole et 9,5 % en France entière. Au sens de l'Insee, le chômage a fortement augmenté jusqu'à la mi-2013, s'est stabilisé autour de 10 % en...
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