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Liban

Comment les experts libanais à l’étranger peuvent contribuer au développement de leur pays...

Coopération

Le projet Tokten, au sein du PNUD, travaille entre autres sur la qualité de l'air, qui relève autant de l'environnement que de la santé publique.

10/08/2017

Tokten est un sigle anglais qui signifie Transfer of Knowledge through Expatriate Nationals, soit en français le transfert des connaissances à travers les nationaux expatriés. Le projet relève du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) et existe dans plusieurs pays du Sud, notamment dans les territoires autonomes palestiniens, au Rwanda, au Mali et au Soudan.

Grâce à Tokten, les expatriés en Europe et en Amérique du Nord renouent avec leur pays d'origine. « Mis en place au Liban en 1995 et relancé fin 2005, Tokten encourage les spécialistes libanais établis à l'étranger à rentrer au pays afin de mettre leur expérience à la disposition de leurs compatriotes qui travaillent au sein de l'administration, notamment dans les ministères », souligne la directrice du projet, Ariane Elmas. Tokten fait appel à des spécialistes ayant quitté jeunes le Liban ou nés à l'étranger. Ils passent plusieurs semaines au Liban, travaillant au quotidien dans les administrations et ne touchent pas de salaires.

Vasken Yardemian, ingénieur en environnement senior au sein du département de la qualité de l'air à la côte ouest, en Californie, a effectué un séjour de deux semaines au Liban où il a travaillé avec les experts du ministère de l'Environnement. C'est lui qui est entré en contact avec Tokten, proposant ses services. « Je voulais aider à ma façon mon pays et contribuer à son développement », dit-il. Vasken Yardemian a quitté le Liban en 1976, en pleine guerre, après avoir terminé ses études secondaires. Il rêvait d'intégrer l'Université américaine de Beyrouth, mais ses parents ont préféré l'envoyer aux États-Unis. L'année dernière, grâce à Tokten, il est rentré une première fois au Liban et a retrouvé son quartier natal de Jeitaoui. Aujourd'hui, il est à son second séjour au Liban et vient de mettre un plan de travail étalé sur un an avec le ministère de l'Environnement qui a installé quinze stations pour mesurer la qualité de l'air dans le pays.

Smog
Dans le programme de coopération, Vasken Yardemian aide les experts du ministère à mieux collecter et bien lire les données. « Pour cette mission, je suis resté à Beyrouth. Je n'ai pas eu l'occasion de visiter les importantes usines et les centrales électriques pour dresser un compte rendu de la situation. La capitale libanaise souffre du smog photochimique, dû au brûlage de combustibles fossiles dans l'atmosphère », dit-il.

Pour éviter la formation de smog, des mesures devraient être prises, à commencer par l'utilisation de filtres spéciaux sur les pompes des stations d'essence et des importants réservoirs où sont stockés les combustibles qui alimentent la capitale et le pays. Un autre problème au niveau de la pollution à Beyrouth est constitué par l'odeur qui se dégage des dépotoirs entourant la ville, que ce soit du côté de l'aéroport ou de la Quarantaine. Cette affaire peut être résolue en adoptant des modifications dans le traitement des déchets à l'intérieur du dépotoir.

« Si nous procédons pas à pas, nous parviendrons à changer les choses pour le meilleur. Je sais qu'il y a beaucoup à faire mais je suis optimiste parce que les consultants du ministère sont pleins de bonne volonté et ont espoir dans l'avenir », note M. Yardemian. « Il faut partir du principe que le dossier de la qualité de l'air au Liban ne se rattache pas uniquement à l'environnement mais aussi à la santé publique », souligne-t-il en conclusion.

 

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