Vue aérienne de Bagdad en juin 2014. Les IDE Greenfield libanais en Irak se sont élevés à 3,7 milliards de dollars entre 2003 et 2016. Brendan Smialowski/AFP
Selon les chiffres compilés par FDI Markets, les investissements directs étrangers (IDE) dans de nouveaux projets (Greenfield en anglais) effectués par le Liban dans d'autres pays de la zone MENA, entre 2003 et 2016, ont totalisé 7,81 milliards de dollars. Ce chiffre représente seulement 2,4 % du total des IDE Greenfield entre pays arabes sur cette période. Un pourcentage qui fait du Liban le 7e plus important contributeur dans ce domaine et sur cette période sur 19 pays arabes, loin derrière les Émirats arabes unis (160,9 milliards de dollars), meilleur classé. Enfin, l'Irak a été le principal récipient des IDE Greenfield libanais sur ces 13 ans, avec 3,7 milliards de dollars, soit 48 % du total, devant l'Égypte (22,4 %), les Émirats arabes unis (14,8 %), la Syrie (3,8 %) et le Soudan (2,9 %).
Pétrole et agroalimentaire
Au total, 136 projets ont été financés par des IDE Greenfield libanais dans les pays arabes entre 2003 et 2016 – classant le pays au 5e rang sur 19 pays arabes, dans un classement mené encore une fois par les Émirats arabes unis (1 232 projets). Enfin, l'Irak, l'Égypte et les Émirats arabes unis ont attiré 45,6 % du nombre de projets financés par des IDE libanais dans les pays arabes et 85,2 % de la valeur de ces derniers.Les IDE pris en compte dans l'étude concernent uniquement les investissements directs étrangers conduisant à une création immédiate d'emplois et de capital. Ils peuvent inclure les joint-ventures quand ces dernières mènent à de nouvelles opérations, mais excluent les acquisitions, fusions et autres placements. La majorité des investissements libanais dans la région a été dirigée vers l'industrie pétrolière, soit 3 milliards de dollars (38,4 %). Le Liban a aussi investi dans le secteur agroalimentaire et du tabac (23,3 %), l'immobilier (15,7 %), les services financiers (15,1 %), les technologies de l'information (2,2 %), les télécoms (1,9 %) et le textile (1,8 %).
Pétrole et...


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