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Moyen Orient et Monde - Tensions

Nouveaux heurts entre Palestiniens et forces israéliennes sur l’esplanade des Mosquées

Après la levée totale par l'État hébreu des mesures de sécurité controversées, les autorités religieuses ont appelé hier les fidèles à se rendre à al-Aqsa.

Après deux semaines de boycott, des milliers de musulmans ont pénétré hier sur l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, pour la prière de l’après-midi. Toutefois, des heurts ont éclaté entre des Palestiniens et la police israélienne, cette dernière faisant usage de grenades assourdissantes pour disperser les manifestants qui lui lançaient des bouteilles en plastique et des pierres. Ahmad Gharabli/AFP

Des heurts ont éclaté hier après-midi entre des Palestiniens et la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, alors que des milliers de musulmans pénétraient sur ce lieu saint après deux semaines de boycott. Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place aux entrées de ce site ultrasensible de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées hier matin.
Un correspondant de presse sur place a fait état d'affrontements peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans, certains pleurant de joie, pour la prière de l'après-midi. Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que 56 personnes avaient été blessées sur l'esplanade et aux alentours du site – appelé noble sanctuaire par les musulmans et mont du Temple par les juifs. Les affrontements ont éclaté à l'extérieur de l'esplanade avec l'arrivée d'un groupe de policiers israéliens, qui se sont introduits dans la foule. Des Palestiniens ont réagi en jetant des bouteilles en plastique et les forces israéliennes ont lancé des grenades assourdissantes.
« À l'entrée des fidèles sur le mont du Temple, certains ont commencé à jeter des pierres sur des officiers, certaines tombant sur la place du Mur occidental », a indiqué de son côté la police israélienne, dans un communiqué, en référence au Mur des lamentations, lieu saint juif situé en contrebas de l'esplanade. « Une force de police sur le site a repoussé les perturbateurs avec des moyens de dispersion antiémeute. Un officier a été blessé à la tête par une pierre », a ajouté la police.
Des violences avaient éclaté la semaine dernière après l'installation, le 16 juillet, de détecteurs de métaux aux entrées du site, deux jours après une attaque qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens près de l'esplanade des Mosquées. Ces affrontements avaient opposé manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville – occupée et annexée par Israël –, et en Cisjordanie occupée. Trois Palestiniens avaient notamment été tués, le 21 juillet, ainsi que trois colons israéliens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé, hier, la condamnation à mort du Palestinien qui avait tué ces derniers à coups de couteau.

Jouer avec le feu
Après d'intenses pressions de la communauté internationale, qui craignait une escalade, Israël avait retiré mardi certains détecteurs de métaux puis, hier aux premières heures de la journée, les derniers éléments du nouveau dispositif de sécurité. « La police est revenue aux mesures de sécurité en vigueur avant l'attaque terroriste (...) du 14 juillet », a déclaré une porte-parole de la police, en référence à l'attaque meurtrière contre les deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens.
Un responsable du waqf (organisme chargé des biens musulmans à Jérusalem) a alors appelé les Palestiniens à mettre fin à leur boycott et aller à al-Aqsa, une des deux mosquées qu'abrite l'esplanade, avec la Coupole du Rocher. Et le président palestinien Mahmoud Abbas a apporté son soutien aux autorités religieuses. Il a toutefois précisé qu'aucune décision n'avait encore été prise sur la reprise de la coordination sécuritaire entre l'Autorité palestinienne et Israël, dont il avait annoncé le gel la semaine dernière. M. Abbas avait fait du retrait des nouvelles mesures de sécurité un préalable à la reprise de la coordination sécuritaire.
Israël avait justifié la mise en place des nouvelles mesures sur le site par le fait que les assaillants des deux policiers israéliens y avaient dissimulé des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat. Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'affermir son contrôle sur ce site, que les juifs considèrent comme leur lieu le plus sacré et les musulmans leur troisième lieu le plus saint. L'État hébreu contrôle les entrées du site, mais celui-ci est géré par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier. Les autorités israéliennes ont assuré qu'elles n'avaient pas l'intention de modifier ces règles tacites.
Mais, hier soir, la Ligue arabe a mis en garde Israël sur sa « tentative » d'imposer sa souveraineté « par la force » sur l'esplanade. « C'est jouer avec le feu, et cela ne ferait que déclencher une guerre religieuse », a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit.

Source : AFP

Des heurts ont éclaté hier après-midi entre des Palestiniens et la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, alors que des milliers de musulmans pénétraient sur ce lieu saint après deux semaines de boycott. Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place aux entrées de ce site ultrasensible de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées hier matin.Un correspondant de presse sur place a fait état d'affrontements peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans, certains pleurant de joie, pour la prière de l'après-midi. Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que 56 personnes avaient été blessées sur l'esplanade et aux alentours du site – appelé noble sanctuaire par les musulmans et mont du...
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