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Mossoul, la ville des mousselines et des trésors historiques

Dernier grand bastion urbain du groupe Etat islamique en Irak, la deuxième ville du pays a été en partie détruite par près de neuf mois de combats entre les forces irakiennes et les jihadistes.

 

Mossoul, le 9 juillet 2017. AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Mossoul, dont la libération du joug jihadiste a été annoncée dimanche, a longtemps été réputée pour ses mousselines et ses trésors archéologiques.

Dernier grand bastion urbain du groupe Etat islamique (EI) en Irak, la deuxième ville du pays a été en partie détruite par près de neuf mois de combats entre les forces irakiennes et les jihadistes.

 

- Commerce, pétrole -


Traversée par le fleuve Tigre et située à 350 km au nord de Bagdad, Mossoul est le chef-lieu de la province septentrionale de Ninive, riche en pétrole.

Ville majoritairement sunnite dans une région à majorité kurde, elle comptait traditionnellement de nombreuses minorités (Kurdes, Turcomans, chiites, chrétiens...).

Plateforme commerciale historique entre la Turquie, la Syrie et le reste de l'Irak, Mossoul était réputée pour ses fins tissus de coton, les mousselines, ses sites et monuments anciens ainsi que ses parcs, avant de devenir un terrain de violences quotidiennes après l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003.

L'invasion a abouti à la chute du régime du dictateur Saddam Hussein.

 

- Laboratoire -


Dernier bastion du parti Baas de Saddam Hussein, la ville a ensuite été une place-forte du réseau jihadiste el-Qaëda.

Le 10 juin 2014, au deuxième jour de leur offensive fulgurante en Irak, les jihadistes de "l'Etat islamique en Irak et au Levant" (EIIL)" s'emparent de Mossoul, qui compte alors deux millions d'habitants, à la faveur de la débandade de l'armée irakienne.

Le 29 juin, l'EIIL dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi proclame un "califat" sur les territoires conquis en Irak et en Syrie voisine et change de nom pour devenir "Etat islamique" (EI). Le 5 juillet, Baghdadi apparaît pour la première fois dans une vidéo, s'exprimant lors d'un prêche dans la grande mosquée de Mossoul.

Les jihadistes vont faire de cette ville le laboratoire de leur administration: ils y décident des programmes scolaires, des horaires d'ouverture des magasins, des tenues vestimentaires. La vente et la consommation d'alcool et de tabac sont interdites.

Des dizaines de milliers d'habitants ont fui, notamment la plupart des quelque 35.000 chrétiens, confrontés à un ultimatum de l'EI: se convertir à l'islam, payer une taxe spéciale ou quitter la ville sous peine d'être exécutés.

 

- Destructions du patrimoine -


Dès juillet 2014, l'EI s'en est pris aux mausolées chiites et sanctuaires, souvent richement décorés. Le groupe a dynamité la mosquée abritant la tombe du prophète Jonas (Nabi Younès). Le 19 juin 2017, il détruit l'emblématique mosquée al-Nouri, où était apparu Baghdadi, et son minaret penché du XIIe siècle.

Dans le musée de Mossoul, le plus important d'Irak après celui de Bagdad, des livres et manuscrits anciens ont été brûlés et des statues antiques et des trésors pré-islamiques détruits, comme des fameux taureaux ailés assyriens à face humaine, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.

 

- Histoire tourmentée -


Située face aux ruines de l'antique Ninive en Haute-Mésopotamie, Mossoul a été conquise par les Arabes en 641. Elle devient le principal pôle commercial de la région en raison de son emplacement, au carrefour des routes de caravanes entre la Syrie et la Perse, et atteint son apogée au XIIe siècle.

Prise et pillée par les Mongols (1262), elle passe ensuite sous domination des Perses puis des Ottomans.

En 1918, la Grande-Bretagne annexe cette région pétrolifère à l'Irak (sous mandat britannique) alors que la France prévoyait son rattachement à la Syrie sous mandat français. La Turquie proteste mais la Société des nations (SDN) confirme cette annexion en 1925.

 

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Mossoul, dont la libération du joug jihadiste a été annoncée dimanche, a longtemps été réputée pour ses mousselines et ses trésors archéologiques.
Dernier grand bastion urbain du groupe Etat islamique (EI) en Irak, la deuxième ville du pays a été en partie détruite par près de neuf mois de combats entre les forces irakiennes et les jihadistes.
 
- Commerce, pétrole...

commentaires (3)

OU A MI-CHEMIN PLUTOT...

PARTISAN(E) EN PLACE. LA CENSURE BAT SON PLEIN

17 h 42, le 10 juillet 2017

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Commentaires (3)

  • OU A MI-CHEMIN PLUTOT...

    PARTISAN(E) EN PLACE. LA CENSURE BAT SON PLEIN

    17 h 42, le 10 juillet 2017

  • PRIERE LIRE A LA MOITIE DU CHEMIN... MERCI.

    PARTISAN(E) EN PLACE. LA CENSURE BAT SON PLEIN

    19 h 27, le 09 juillet 2017

  • DOMMAGE, LA VILLE EST DETRUITE EN ENTIER... FAUT BIEN UN JOUR PUNIR LES COMPLOTEURS ETRANGERS ET REGIONAUX, PLANIFICATEURS, FINANCIERS ET POURVOYEURS ET LES EXECUTEURS REGIONAUX DU COMPLOT CAR SANS LES ARABES ET LEURS ACCESSOIRES ET L,IRAN ET SES ACCESSOIRES LE COMPLOT N,AURAIT PAS REUSSI ! ET, ON EN EST ENCORE AU MOITIE DU CHEMIN ET PEUT-ETRE MOINS...

    PARTISAN(E) EN PLACE. LA CENSURE BAT SON PLEIN

    18 h 12, le 09 juillet 2017

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