Beirut Holidays

Ils sont six et ils veulent faire rire tout le monde

Six humoristes de la troupe du Jamel Comedy Club* préparent un cocktail rafraîchissant et corsé à la fois, spécialement conçu pour les zygomatiques du public, à consommer le 25 juillet au soir (au BIEL). Paul Séré, Wahid Bouzidi, Nick Mukoko, Booder, Inès et Djimo relèvent le défi et répondent à cinq questions pour « L'Orient-Le Jour ».

Le Club des Six du Jamel Comedy Club : Nick Mukoko, Inès, Booder, Wahid Bouzidi, Djimo et Paul Séré.

Quel défi représente pour vous cette première venue au Liban ?
Paul Séré  : Réussir à faire rire hors de ses propres frontières est un formidable défi. C'est l'occasion de s'ouvrir à d'autres cultures en apportant la sienne et en essayant de montrer toutes nos ressemblances. Et Beyrouth est pour moi une ville symbolique.
Wahid Bouzidi  : Le défi de savoir si on est drôle à l'international. Chez nous en France, on a joué un peu partout et on connaît la réaction du public. Le défi au Liban est de savoir si le public libanais va réagir à notre humour, ce n'est pas gagné d'avance ! On se met en danger, on n'a pas envie de se rater. On veut faire plaisir au public libanais, le faire rire pour qu'il passe une bonne soirée.
Nick Mukoko : Le défi de cette première venue est de faire rire tout le public libanais.
Booder : Le défi sera de faire rire les Libanais, mais je sais si nous allons y arriver. Les Libanais forment un public hyperjoyeux...
Inès  : Jouer hors les murs est toujours un défi, jouer au Beirut Holidays en est un digne de ce nom... Les conditions sont magiques, il va falloir être à la hauteur.
Djimo : Cette première venue au Liban est pour moi la découverte d'un pays que je n'ai jamais visité.


(Lire aussi : Debbouze a dit tout, tout sur... Jamel)

 

En participant au Beirut Holidays 2017, le Jamel Comedy Club confirme sa capacité à s'exporter hors de la France. Comment expliquez-vous le succès de la troupe ?
P.S. : Grâce à Jamel (Debbouze) qui en est le sélectionneur, et à Ismael Sy Savané, le directeur technique. Ils ont formé un Real Madrid du stand up (rires). Je pense que le Jamel Comedy club a bénéficié d'une image forte grâce à la puissance des réseaux sociaux qui ont amené des centaines de sketches à traverser nos frontières pour être diffusés jusqu'au Liban.
W.B. : Le succès s'explique par le titre Jamel Comedy Club. C'est devenu une marque déposée. Le fait qu'un des plus grand humoristes de sa génération nous « passe le flambeau pour faire rire les autres » fait que le public a confiance en ce qu'il va voir sur scène. Et Jamel garde toujours un œil sur ce que font les membres de la troupe pour que le spectacle soit une réussite. Il a su aussi choisir une équipe qui nous aide à faire de ce spectacle un vrai show.
N.M. : Le succès est dû à Jamel Debbouze, à toutes les grandes personnes qu'il a pu propulser telles que Thomas Ngyjol, Fabrice Eboué, Malik Benthala, Alban Ivanov, etc. Le Jamel Comedy Club est devenu une vraie marque.
B. : Le succès vient du fait qu'il y a eu cette émission de télé qui atteint un grand nombre de téléspectateurs. Mais aussi à cause du professionnalisme des comiques. La qualité du spectacle y est aussi pour beaucoup.
I. : Je pense que notre diversité est notre grande force. Elle participe à notre succès.
D. : Le succès de la troupe s'explique avec les styles différents qui la composent, des gens de divers milieux et avec un humour différent de ce qui se fait actuellement.

 

(Lire aussi : Chris de Burgh : Je voudrais juste qu’il n’y ait plus de famine dans le monde)



Pensez-vous que l'humour est universel ou doit-il s'adapter à son public (libanais pour l'occasion) ?
P.S. : Il faut toujours adapter son propos au public qui est dans la salle. C'est une règle de base. Et le public libanais est tellement riche en anecdotes qu'il serait dommage de ne pas en profiter.
W.B. : Je pense que l'humour est universel, mais doit quand même s'adapter à son public quand il s'exporte. Les codes sont différents d'une ville à une autre, d'un pays à un autre.
N.M. : L'humour est universel.
B. : Il faut faire quelques rectifications pour que ça parle à tous.
I. : L'humour est universel, au-delà même des mots. On a tous vécu les mêmes situations absurdes, qu'on vienne du Liban, du Poitou Charentes ou de Paris.
D. : L'humour est universel à partir du moment où les gens sont ouverts d'esprit. Quand tu organises un spectacle, tu dois être ouvert d'esprit. Donc pas besoin de s'adapter au public libanais, il est prêt à tout entendre.

Quelle place occupe l'humour dans votre vie ?
P.S. : Il est partout. Même un drame peut être source de rire, encore faut-il savoir trouver le bon angle. C'est des plus grands problèmes que survient le rire. Même au sein du Hezbollah, je suis sûr qu'ils se vannent de temps en temps.
W.B. : L'humour occupe une place prépondérante dans ma vie. J'ai l'intime conviction qu'avec l'humour, on peut tout oublier : les problèmes de la vie, les petits soucis du quotidien, etc. Je pense qu'avec l'humour, on peut s'évader, même un instant, pour faire abstraction de tout ce qui nous entoure et arrêter de se prendre au sérieux. J'aime rire tout le temps et je veux le montrer à tout le monde.
N.M. : L'humour occupe toute ma vie.
B. : Dans ma vie, l'humour, c'est de l'air frais.
I. : L'humour dirige ma vie, c'est le meilleur moyen de partager avec les autres.
D. : L'humour occupe pratiquement toute ma vie, car c'est mon métier à temps plein.

 

(Lire aussi : Que vive Beyrouth la festive)

 

Quelle est la dernière chose qui vous a fait rire ?
P.S. : Cette interview... En imaginant tout ce que je vais pouvoir dire aux Libanais.
W.B. : Le film Baby Sitting 2. J'ai vraiment pleuré de rire. Je me le repasse en boucle quand j'ai envie de rire un bon coup.
N.M. : Une dame dans le métro qui m'a demandé de la prévenir à l'arrivée des contrôleurs.
B. : Mon relevé bancaire, j'étais à moins 30 000 euros ! (rires). Plus sérieusement, le spectacle de la troupe. Je suis toujours admiratif de l'imagination de mes camarades.
I. : Mon inscription à la salle de sport pour une durée de... deux ans. Deux ans ! Je suis en fou rire rien que de l'écrire.
D.  : La quatrième question !

*Créé il y a dix ans par l'humoriste français Jamel Debbouze, le Jamel Comedy Club se dit « révélateur de talents » à travers son concept de plusieurs stand-up au sein d'un même spectacle. L'émission a su s'imposer avec succès sur la scène du rire français en faisant naître une nouvelle génération de comiques.


Quel défi représente pour vous cette première venue au Liban ?
Paul Séré  : Réussir à faire rire hors de ses propres frontières est un formidable défi. C'est l'occasion de s'ouvrir à d'autres cultures en apportant la sienne et en essayant de montrer toutes nos ressemblances. Et Beyrouth est pour moi une ville symbolique.
Wahid Bouzidi  : Le défi de...

commentaires (2)

LES LIBANAIS APPLAUDISSENT A TOUT CE QUI N,EST PAS LIBANAIS... DONC, CE SERA UNE REUSSITE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

14 h 04, le 08 juillet 2017

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Commentaires (2)

  • LES LIBANAIS APPLAUDISSENT A TOUT CE QUI N,EST PAS LIBANAIS... DONC, CE SERA UNE REUSSITE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 04, le 08 juillet 2017

  • Beaucoup d'efforts en perspective les attendent... L'apercu de leurs simulacres comiques qui passe en pub vocale a la radio... est assez desolant ! Bonne chance quand meme !

    Cadige William

    10 h 57, le 08 juillet 2017