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Moyen Orient et Monde

Attaque des Champs-Élysées : pourtant fiché S, l’assaillant détenait légalement des armes

Fiché par la police pour radicalisation et autorisé à détenir des armes : les questions se multipliaient en France autour du cas de l'islamiste mort lundi dans un attentat raté sur les Champs-Élysées, à Paris. Si l'attaque n'a pas été revendiquée, le mode opératoire et le type de cible (des policiers) sont ceux préconisés par les jihadistes. Adam Djaziri (31 ans) a ainsi laissé une lettre-testament dans laquelle il prête allégeance au chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a indiqué hier une source proche de l'enquête. Lui qui était fiché S (pour Sûreté de l'État) depuis 2015, pour appartenance à la mouvance islamiste radicale, et notamment des voyages en Turquie, disposait pourtant d'une autorisation de détention d'armes car il pratiquait le tir sportif. Dans la lettre retrouvée par les enquêteurs et destinée à son beau-frère, le suspect affirme avoir joué « double jeu » en constituant un arsenal dans le cadre de son activité de tir sportif, en vue de commettre un attentat, a précisé la même source, ajoutant que l'ex-épouse, le frère et la belle-sœur, ainsi que le père d'Adam Djaziri, ont été interpellés lors de perquisitions au domicile de cette famille, décrite comme salafiste, au Plessis-Pâté, petite commune à une trentaine de kilomètres au sud de Paris. « Personne ne (peut) se satisfaire » de cette situation, est convenu hier le Premier ministre Édouard Philippe, alors qu'un projet de loi antiterroriste doit être présenté cette semaine en France. « Ce que je sais à ce stade, c'est que la première autorisation de détention d'armes a été donnée avant le signalement de cet individu (...) », a ajouté M. Philippe. Fin novembre 2016, dans le cadre d'une demande de renouvellement de l'autorisation, une enquête administrative a été conduite, mais les services du renseignement intérieur n'ont pas jugé opportun de lui retirer ce permis.

Fiché par la police pour radicalisation et autorisé à détenir des armes : les questions se multipliaient en France autour du cas de l'islamiste mort lundi dans un attentat raté sur les Champs-Élysées, à Paris. Si l'attaque n'a pas été revendiquée, le mode opératoire et le type de cible (des policiers) sont ceux préconisés par les jihadistes. Adam Djaziri (31 ans) a ainsi laissé une lettre-testament dans laquelle il prête allégeance au chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a indiqué hier une source proche de l'enquête. Lui qui était fiché S (pour Sûreté de l'État) depuis 2015, pour appartenance à la mouvance islamiste radicale, et notamment des voyages en Turquie, disposait pourtant d'une autorisation de détention d'armes car il pratiquait le tir sportif. Dans la lettre retrouvée par les...
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