Société

En pouvant se rendre à l'école, Yusuf envoie « Beam » à sa place

C’est l’heure de la pause pour Yousuf Warsame, 13 ans, qui suit les cours via Beam le robot. Morten Jacobsen (à droite) le prof, le suit dans le couloir pour éviter qu’il ne fasse des blagues à ses camarades. Janus Engel/Politiken

Danemark
24/06/2017

Yusuf Warsame, âgé de 13 ans, est « venu » à l'école ce matin. Même s'il n'y a pas été physiquement présent. Ce petit prodige, Yusuf le doit à Morten Jacobsen, professeur d'informatique, et Francis Nørgaard, professeur des écoles, les cerveaux à l'origine de « Beam ».
« Beam » est en effet le robot qui va à l'école à la place du jeune garçon qui, souffrant d'une maladie génétique qui provoque des tumeurs et exige qu'il soit à l'abri des risques d'infection, doit rester chez lui.
Grâce à Beam, qu'il contrôle depuis son ordinateur, Yusuf peut participer activement aux discussions de sa classe. Et Beam ne cesse d'évoluer. Depuis que l'école a introduit le robot pour la première fois il y a deux ans, Morten Jacobsen et Francis Nørgaard ont pris le temps de continuer son développement et de l'adapter. Au lieu de se contenter d'observer, Yusuf peut désormais écrire sur le tableau blanc interactif et participer à des jeux de société.
Grâce à cette innovation technologique, « Yusuf se comporte exactement comme il le faisait lorsqu'il était physiquement présent », souligne Morten Jacobsen.
Les deux développeurs du robot ont récemment lancé l'étape suivante de son développement pour s'assurer que Beam soit aussi adapté aux enfants ayant différents besoins : ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'école à cause de longues maladies, ceux qui souffrent d'anxiété ou de phobies ou bien ceux qui se sont simplement cassé la jambe.
Les deux professeurs prévoient un grand essor à l'échelle mondiale de l'utilisation de robots dans les écoles et sont actuellement en contact avec SingularityU Denmark, « pour savoir comment les synergies et le partage du savoir pourraient inspirer d'autres personnes », explique Morten Jacobsen.

 

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En pouvant se rendre à l'école, Yusuf envoie « Beam » à sa place - Mette DALGAARD, Politiken - L'Orient-Le Jour

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En pouvant se rendre à l'école, Yusuf envoie « Beam » à sa place

C’est l’heure de la pause pour Yousuf Warsame, 13 ans, qui suit les cours via Beam le robot. Morten Jacobsen (à droite) le prof, le suit dans le couloir pour éviter qu’il ne fasse des blagues à ses camarades. Janus Engel/Politiken

Danemark
24/06/2017

Yusuf Warsame, âgé de 13 ans, est « venu » à l'école ce matin. Même s'il n'y a pas été physiquement présent. Ce petit prodige, Yusuf le doit à Morten Jacobsen, professeur d'informatique, et Francis Nørgaard, professeur des écoles, les cerveaux à l'origine de « Beam ».
« Beam » est en effet le robot qui va à l'école à la place du jeune garçon qui, souffrant d'une maladie génétique qui provoque des tumeurs et exige qu'il soit à l'abri des risques d'infection, doit rester chez lui.
Grâce à Beam, qu'il contrôle depuis son ordinateur, Yusuf peut participer activement aux discussions de sa classe. Et Beam ne cesse d'évoluer. Depuis que l'école a introduit le robot pour la première fois il y a deux ans, Morten Jacobsen et Francis Nørgaard ont pris le temps de continuer son développement et de l'adapter. Au lieu de se contenter d'observer, Yusuf peut désormais écrire sur le tableau blanc interactif et participer à des jeux de société.
Grâce à cette innovation technologique, « Yusuf se comporte exactement comme il le faisait lorsqu'il était physiquement présent », souligne Morten Jacobsen.
Les deux développeurs du robot ont récemment lancé l'étape suivante de son développement pour s'assurer que Beam soit aussi adapté aux enfants ayant différents besoins : ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'école à cause de longues maladies, ceux qui souffrent d'anxiété ou de phobies ou bien ceux qui se sont simplement cassé la jambe.
Les deux professeurs prévoient un grand essor à l'échelle mondiale de l'utilisation de robots dans les écoles et sont actuellement en contact avec SingularityU Denmark, « pour savoir comment les synergies et le partage du savoir pourraient inspirer d'autres personnes », explique Morten Jacobsen.

 

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