Des bateaux militaires durant un exercice naval conjoint entre les troupes américaines et qataries dans le golfe Arabique, le 16 juin. Naseem Zeitoon/Reuters
Des soldats qataris, basés à Bahreïn au sein d'une structure de la coalition internationale contre le groupe État islamique, ont été sommés de quitter le pays dans les 48 heures, a indiqué hier une source proche du dossier à Doha. « Les soldats du Qatar qui participent à la lutte contre l'EI au sein de la
Navcent ont été sommés par Bahreïn de quitter le pays », a déclaré cette source, se référant au commandement central des forces navales américaines. « Les Bahreïnis ont demandé au général américain qui commande (la Navcent) le départ des soldats du Qatar, a-t-elle ajouté. Ils sont encore dans la base, mais doivent la quitter dans les deux prochains jours. » Le nombre de soldats concernés reste inconnu, mais certains analystes parlent d'une « poignée d'officiers ». Ils étaient sur place depuis 2014, selon une source officielle à Doha.
Basée à Bahreïn, la Navcent fait partie de l'US Central Command dont la zone d'intervention va du Moyen-Orient à l'Asie. Parmi ses opérations, les raids aériens lancés à partir de la base d'al-Udeid au Qatar contre les groupes jihadistes en Irak, en Syrie et en Afghanistan.
Cette demande s'inscrit dans le contexte de la crise qui oppose le Qatar à ses voisins arabes du Golfe – dont l'Arabie saoudite et Bahreïn – et l'Égypte qui l'accusent de soutenir des mouvements « terroristes », ce que nie Doha. Ces pays ont rompu leurs relations avec le Qatar et lui ont fermé leurs espaces aériens. L'Arabie saoudite a fermé le seul poste frontalier terrestre qui lui permettait d'importer une bonne partie de ses besoins alimentaires.
Outre les accusations contre le Qatar sur ses liens avec des groupes extrémistes, Bahreïn reproche également à son voisin immédiat de s'ingérer dans ses affaires intérieures en soutenant notamment des opposants chiites appuyés par l'Iran, ce que nie Doha également.
De son côté, Washington est impliqué dans les efforts diplomatiques visant à trouver une solution à la dispute entre le Qatar et ses voisins. Le président américain Donald Trump a toutefois accusé le Qatar de « financer » des mouvements extrémistes, mais le Pentagone et le département d'État ont souhaité l'allègement des mesures économiques contre ce pays. Le Qatar a passé commande la semaine dernière d'avions de combat américains F-15 pour un montant de 12 milliards de dollars.
Source : AFP


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