Le sort de la dette de la Grèce est jugé encore flou, et d’après une source financière, le pays ne peut pas inclure le programme de rachat de dettes de la BCE. Archives Reuters.
Malgré le compromis de l'Eurogroupe jeudi sur la Grèce, le sort jugé encore flou de la dette du pays ne lui permet pas d'intégrer le programme de rachat de dettes (QE) de la BCE, a indiqué hier une source financière.
« Nous avons besoin de plus de clarté sur la dette avant d'inclure la Grèce dans le programme de rachat d'actifs », a-t-on appris auprès de cette source, proche des banques centrales.
Pour que les obligations émises par l'État grec puissent être éligibles au titre des rachats de dette par la BCE, il faudrait que le conseil des gouverneurs de l'institution mène un examen sur l'évolution attendue de la dette de ce pays, du fait qu'Athènes bénéficie encore d'un programme d'assistance financière.
L'Eurogroupe a décidé jeudi soir d'endosser l'accord passé entre la Grèce et les institutions créancières, la Commission européenne et le Fonds monétaire international, permettant le déboursement des 8,5 milliards d'euros (9,47 milliards de dollars) d'aide au pays.
Depuis juin 2016, la BCE a réintroduit un régime de faveur aux banques grecques leur permettant de se refinancer auprès de ses guichets aux mêmes conditions avantageuses que les autres banques de la zone euro. Il était précisé à l'époque que la possibilité d'intégrer la dette grecque dans le « QE » serait envisagée « à un stade ultérieur », en tenant compte des progrès réalisés dans le renforcement de la soutenabilité de la dette grecque ainsi qu'en fonction de propres règles de gestion du risque.
Source : AFP


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