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Économie - Dette

Accord de principe entre Athènes et ses créanciers

De gauche à droite : Wolfgang Schaeuble, ministre allemand des Finances, Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, Euclid Tsakalotos, ministre grec des Finances, et Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, réunis, hier, à Luxembourg, en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. John Thys/AFP

Après des semaines de désaccords et des retards à répétition, les créanciers de la Grèce, zone euro et FMI, se sont entendus hier sur le versement d'argent frais à Athènes, écartant le spectre d'une nouvelle crise.
Les Grecs n'obtiendront pas, dans l'immédiat, les mesures d'allègement de leur dette colossale (179 % du PIB) qu'ils réclament depuis des mois, mais la zone euro leur a apporté « des précisions » sur ce qui pourrait leur être accordé plus tard. « Je suis heureux d'annoncer que nous avons conclu un accord sur tous les éléments », s'est félicité Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, à l'issue d'une réunion en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.
L'accord conclu hier soir, qui ne faisait guère de doute étant donné l'optimisme unanime affiché avant la réunion, constitue un véritable soulagement pour la zone euro. Il permet de relancer enfin le troisième plan d'aide au pays de 86 milliards d'euros (95,8 milliards de dollars), signé en juillet 2015, qui patinait depuis des mois, à cause de divergences entre des membres de la zone euro et le FMI. Le nouveau déboursement accordé à la Grèce, qui s'élève à 8,5 milliards d'euros (9,47 milliards de dollars), lui permettra ainsi de rembourser in extremis plus de 7 milliards d'euros de créances dues en juillet, repoussant le risque d'une crise estivale.

« Deuxième meilleure solution »
Mme Lagarde a immédiatement annoncé son intention de proposer à son institution de participer aux côtés de la zone euro à ce plan d'aide, mettant fin à des mois de désaccords sur cette question. « Nous avons réussi à trouver un accord global qui va permettre à la Grèce de tourner la page d'une période si difficile », s'est réjoui le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.
Pour parvenir à un compromis, le FMI a accepté de temporiser par rapport à ses exigences : il donne son « accord de principe » à sa participation au plan d'aide, comme le réclamait l'Allemagne, mais il ne déboursera pas un centime tant que les Européens n'auront pas formellement accordé à la Grèce un allègement de sa dette, qu'il juge insoutenable. En d'autres termes, le FMI accepte de renvoyer à plus tard les discussions sur la dette grecque, dont Berlin ne veut pas entendre parler avant les élections législatives de septembre, pour permettre ce déboursement à la Grèce. « Personne ne dit que c'était la meilleure solution », mais « c'est la deuxième meilleure solution », a déclaré Mme Lagarde. « Le programme est approuvé en principe, mais le déboursement n'aura lieu qu'une fois qu'un allègement de la dette aura été complètement identifié », a-t-elle insisté, précisant que le FMI participerait à hauteur de 2 milliards d'euros (2,22 milliards de dollars). En signe de leur bonne volonté et afin de satisfaire les Grecs, les ministres de la zone euro ont accepté de leur donner « des précisions » sur les mesures d'allègement possibles de leur dette « à la fin du programme » en 2018, mais « à condition que celui-ci ait été mis en œuvre avec succès », a précisé M. Dijsselbloem.
Mercredi, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait rappelé dans une tribune publiée dans Le Monde et Die Welt que la Grèce avait « mené, au cours des deux dernières années, plus de réformes que l'ensemble des pays européens réunis ». « Nous avons fait ce qui nous incombait et (...) nous attendons que nos créanciers en fassent de même », avait-il ajouté.

Source : AFP

Après des semaines de désaccords et des retards à répétition, les créanciers de la Grèce, zone euro et FMI, se sont entendus hier sur le versement d'argent frais à Athènes, écartant le spectre d'une nouvelle crise.Les Grecs n'obtiendront pas, dans l'immédiat, les mesures d'allègement de leur dette colossale (179 % du PIB) qu'ils réclament depuis des mois, mais la zone euro leur a apporté « des précisions » sur ce qui pourrait leur être accordé plus tard. « Je suis heureux d'annoncer que nous avons conclu un accord sur tous les éléments », s'est félicité Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, à l'issue d'une réunion en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.L'accord conclu hier soir, qui ne faisait guère de doute...
commentaires (2)

2eme tentative de commenter ! Le nouveau déboursement accordé à la Grèce, qui s’élève à 8,5 milliards d’euros, lui permettra ainsi de rembourser in extremis plus de sept milliards d’euros de créances dues en juillet, repoussant le risque d’une crise estivale. Un accord global va permettre à la Grèce de tourner la page d’une période si difficile , s’est réjoui le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, les Grecs ayant mené ces dernières années de douloureuses réformes pour satisfaire leurs créanciers. N'étant pas grec moi même et n'ayant aucune prétention de vouloir donner des leçons au respectable peuple grec , je dirai qu'un grexit en son temps aurait mieux valu pour lui . Tout ce que chercheront à faire les financiers vautours européens sera de mieux les déshabiller et les expulser une fois leur fric récupéré .

FRIK-A-FRAK

13 h 16, le 16 juin 2017

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Commentaires (2)

  • 2eme tentative de commenter ! Le nouveau déboursement accordé à la Grèce, qui s’élève à 8,5 milliards d’euros, lui permettra ainsi de rembourser in extremis plus de sept milliards d’euros de créances dues en juillet, repoussant le risque d’une crise estivale. Un accord global va permettre à la Grèce de tourner la page d’une période si difficile , s’est réjoui le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, les Grecs ayant mené ces dernières années de douloureuses réformes pour satisfaire leurs créanciers. N'étant pas grec moi même et n'ayant aucune prétention de vouloir donner des leçons au respectable peuple grec , je dirai qu'un grexit en son temps aurait mieux valu pour lui . Tout ce que chercheront à faire les financiers vautours européens sera de mieux les déshabiller et les expulser une fois leur fric récupéré .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 16, le 16 juin 2017

  • LE CALVAIRE GREC NE PRENDRA PAS FIN DE SITOT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 02, le 16 juin 2017

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