Samir Azar. Photo site web des FL
« Deux chutes paraient Jezzine, le murmure de l'une d'elle s'est tu, Samir Azar n'est plus. » C'est par ces mots poétiques que le président de la Chambre, Nabih Berry, a annoncé la disparition de Samir Azar, longtemps député de son bloc, décédé hier des suites d'une longue maladie.
Pour sa part, Walid Joumblatt a twitté : « À Jezzine comme à Clemenceau, tu nous manqueras, voisin tranquille. Tu manqueras aussi au Liban tout entier et à son Assemblée, haut symbole national parmi les défenseurs de la modération et du dialogue. »
C'est par ces mots chaleureux que le Liban politique a fait ses adieux hier à Samir Azar, originaire de Jezzine, né le 10 octobre 1939 à Saïda. Le disparu laisse derrière lui sa veuve Diane-Marie Boustany et un fils unique, Ibrahim.
Diplômé de la prestigieuse faculté de droit de l'USJ, longtemps seule pépinière des élites libanaises, Samir Azar a entamé sa carrière professionnelle par un passage au ministère de l'Information, où il était en charge de la presse étrangère. C'est à cette école qu'il prit goût à la politique et présenta sa candidature aux élections législatives, au siège maronite de Jezzine.
Ses obsèques sont prévues à 16 heures aujourd'hui, en l'église paroissiale de Saint-Maron (Jezzine). Les condoléances ont été fixées à aujourd'hui et demain, au salon de l'église, entre 11 et 18 heures. Les commerces de Jezzine seront fermés aujourd'hui, en signe de deuil, entre midi et 18 heures.


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