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Moyen-Orient - Disparition

L'ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad, est décédé

Aoun et Salam ont rendu hommage à l'émir défunt, exprimant leur gratitude pour les aides que le Qatar a apportées au Liban pendant son règne.

L'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thaïlande lors d'une cérémonie à Doha, le 23 mars 2004. Photo KARIM JAAFAR / AFP

Le gouvernement qatari a annoncé dimanche la mort de l'ancien souverain, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, qui a régné sur le Qatar de 1995 à 2013.

« C'est avec des coeurs résolus dans la foi en la volonté et au destin de Dieu que le Diwan de l'émir pleure la disparition de Son Altesse l'émir père, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani - que Dieu lui accorde Sa miséricorde -, une grande perte pour la nation », a annoncé le bureau de l'émir.

L'ancien souverain, qui avait déposé son père, le cheikh Khalifa, lors d'une révolution de palais en 1995 sans effusion de sang, avait hérité d'un petit émirat marginal aux caisses presque vides, dont il a fait un acteur majeur de l'échiquier régional et international. C'est notamment sous son règne que la chaîne d'information internationale Al Jazeera a été lancée en 1996. Le cheikh Hamad avait créé la surprise en abdiquant volontairement en 2013 en faveur de son quatrième fils, le cheikh Tamim, dans un Moyen-Orient où les dirigeants se maintiennent souvent au pouvoir jusqu'à leur dernier souffle.

L'hommage et la gratitude du Liban

Le président libanais, Joseph Aoun, a rendu un long hommage écrit à l'émir défunt, alors que le Qatar a apporté, au cours du règne de cheikh Hamad, de nombreuses aides au Liban à travers des crises successives. La disparition de l'émir constitue « une grande perte pour le Qatar frère, pour le Liban et pour le monde arabe », a écrit M. Aoun dans un communiqué. Beyrouth se souvient « avec gratitude » des prises de position du défunt à son égard, « notamment lors de l'agression israélienne de juillet 2006, lorsque le Qatar, sous sa direction, s'est tenu aux côtés du Liban dans l'une des périodes les plus sombres de son histoire, contribuant à alléger les souffrances de sa population. » Doha avait après la guerre largement contribué à la reconstruction. Joseph Aoun a également rappelé l'initiative diplomatique qatarie qui avait « marqué le processus de réconciliation nationale, en particulier son parrainage de l'Accord de Doha de 2008, qui a permis de mettre fin à une période critique de l'histoire contemporaine du Liban, de relancer le fonctionnement des institutions constitutionnelles et de rétablir la sécurité dans le pays. » Cette année-là, une grave crise politique avait dégénéré en affrontements armés après que le gouvernement avait voulu démanteler un réseau de télécommunications du Hezbollah. M. Aoun a présenté ses condoléances a l'émir actuel et fils du défunt Tamim ben Hamad Al Thani, saluant le fait qu'il « poursuit l'action de son père en faveur du Liban. »

De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a exprimé sa « profonde tristesse » pour le décès d'un dirigeant qui « restera à jamais dans la mémoire de tous les Libanais pour le soutien politique et humanitaire qu'il a apporté au Liban dans les moments les plus difficiles, ainsi que pour les efforts qu'il a déployés au service de la stabilité du pays. »

Presqu'île du sud du Golfe, le Qatar est l'un des plus petits Etats arabes (11.437 km2), avec une population de 2,5 millions d'habitants, dont la plupart sont des étrangers. Pays conservateur musulman, gouverné par la famille Al-Thani depuis le milieu du XIXe siècle, il avait refusé d'être intégré à la fédération des Émirats arabes unis en 1971 lors de son indépendance après 55 ans de protectorat britannique. Le Qatar est l'un des plus grands producteurs de gaz naturel liquéfié.

Le gouvernement qatari a annoncé dimanche la mort de l'ancien souverain, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, qui a régné sur le Qatar de 1995 à 2013.« C'est avec des coeurs résolus dans la foi en la volonté et au destin de Dieu que le Diwan de l'émir pleure la disparition de Son Altesse l'émir père, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani - que Dieu lui accorde Sa miséricorde -, une grande perte pour la nation », a annoncé le bureau de l'émir.L'ancien souverain, qui avait déposé son père, le cheikh Khalifa, lors d'une révolution de palais en 1995 sans effusion de sang, avait hérité d'un petit émirat marginal aux caisses presque vides, dont il a fait un acteur majeur de l'échiquier régional et international. C'est notamment sous son règne que la chaîne d'information...
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