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Société - guerre au liban 2026

Treize jours à Aïn Ebel, l’un des derniers îlots de vie sous la « ligne jaune »

« L’Orient-Le Jour » est resté du 25 mai au 7 juin dans ce village chrétien d’environ 1 100 habitants du caza de Bint Jbeil, presque totalement coupé du reste du pays à l’ombre de l’occupation israélienne.


Treize jours à Aïn Ebel, l’un des derniers îlots de vie sous la « ligne jaune »

Le prêtre en prière durant la messe dominicale à Aïn Ebel, le 31 mai 2026. Photo Lucile Wassermann/L’Orient-Le Jour

Jour 1 : le convoi arrive On vient de traverser la « ligne jaune », imposée par l’armée israélienne pour délimiter ce qu’elle appelle sa « zone de sécurité » qui s’étend sur plus de 600 km2 au Liban-Sud. Aucune âme en vue, mais un champ de ruines qui s’étend jusqu’à l’horizon et des traces de chars israéliens qui ont retourné le sol. Direction : trois villages chrétiens du caza de Bint Jbeil, coupé du reste du pays, à bord d’un convoi humanitaire – seule ligne de survie pour les habitants. Sur la route, on ne voit pas grand-chose à part cette bicyclette au sol ou ce pull rose accroché à une barre de fer. En avançant, des tuiles couleur argile apparaissent entre les chênes perchés sur une colline. Aïn Ebel n’est plus qu’à quelques centaines de mètres… Plus on se rapproche, plus on entend les cris joyeux des enfants depuis la cour d’entrée...
Jour 1 : le convoi arrive On vient de traverser la « ligne jaune », imposée par l’armée israélienne pour délimiter ce qu’elle appelle sa « zone de sécurité » qui s’étend sur plus de 600 km2 au Liban-Sud. Aucune âme en vue, mais un champ de ruines qui s’étend jusqu’à l’horizon et des traces de chars israéliens qui ont retourné le sol. Direction : trois villages chrétiens du caza de Bint Jbeil, coupé du reste du pays, à bord d’un convoi humanitaire – seule ligne de survie pour les habitants. Sur la route, on ne voit pas grand-chose à part cette bicyclette au sol ou ce pull rose accroché à une barre de fer. En avançant, des tuiles couleur argile apparaissent entre les chênes perchés sur une colline. Aïn Ebel n’est plus qu’à quelques centaines de mètres… Plus on se rapproche, plus on entend...
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