L’Union européenne a réduit sa prévision de croissance pour la Grèce en 2017 à 2,1 % contre 2,7 % auparavant. Louisa Gouliamaki/AFP
La conclusion du deuxième examen du plan de sauvetage de la Grèce aidera celle-ci à dépasser la prévision d'une croissance de 2,1 % établie par l'Union européenne pour 2017, a déclaré hier un porte-parole du gouvernement grec.
Après des mois de négociations, Athènes et ses créanciers internationaux sont parvenus début mai à un accord sur les réformes exigées par ces derniers, ouvrant la voie au versement d'une nouvelle tranche d'aide et à l'ouverture de discussions sur un allègement de sa dette. Mais les retards accumulés au cours de ces discussions ont déjà pénalisé l'économie grecque, et la Commission européenne a réduit hier sa prévision de croissance de 2017 à 2,1 % contre 2,7 % auparavant.
« Une fois la revue terminée (...) je crois fermement que nous dépasserons les prévisions de la Commission », a déclaré à la presse Dimitris Tzanakopoulos, ajoutant que les retards n'impacteraient pas les réformes budgétaires en cours. La Grèce parviendra à un excédent primaire – c'est-à-dire hors service de la dette – de 2 % de son PIB cette année, un chiffre supérieur à l'objectif de 1,75 %, a-t-il indiqué.
Position inchangée du FMI
Le gouvernement grec, qui doit légiférer sur les nouvelles réformes promises d'ici au 18 mai, espère que l'accord sera validé par les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) qui doivent tenir leur réunion mensuelle le 22 mai. Cette réunion devrait permettre le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide et pourrait marquer le début des discussions formelles sur la dette, qui représente 179 % du produit intérieur brut (PIB). Athènes a un besoin urgent d'argent frais pour rembourser 7,5 milliards d'euros (8,2 milliards de dollars) de dette qui arriveront à échéance en juillet.
Parallèlement, le porte-parole du Fonds monétaire international (FMI) a déclaré hier que les discussions sur la dette grecque étaient en cours et qu'aucun accord n'avait été conclu. La veille, le ministre slovaque des Finances Peter Kazimir avait affirmé que le FMI devrait bien participer au financement du troisième plan de sauvetage de la Grèce. « Les discussions sur la dette, qui constituent l'un des membres de l'équation, viennent de débuter, donc il est vraiment trop tôt, a déclaré William Murray, lors d'un point presse. Notre position n'a pas changé. » Si l'organisation internationale a salué l'accord conclu entre Athènes et ses créanciers européens au début du mois, elle juge que des mesures spécifiques sur l'allègement de la dette restent nécessaires pour qu'elle participe au plan d'aide.
Source : Reuters


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