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Économie - France

Quand la présidentielle inquiète les épargnants...

Près de deux tiers des Français se disaient inquiets pour leur épargne, selon un sondage effectué après le premier tour.

Alors que les intentions d’Emmanuel Macron sur la fiscalité interrogent encore, les épargnants s’alarment également sur les projets de Marine Le Pen sur l’euro. Archives AFP

Détenteurs d'un livret ou d'une assurance-vie, beaucoup d'épargnants guettent l'épilogue, demain, du duel présidentiel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, alarmés par les projets de la première sur l'euro, tandis que les intentions du second sur la fiscalité interrogent encore.

Selon une étude récente Odoxa-LinXea pour le journal français Les Échos, près de deux Français sur trois interrogés à l'issue du premier tour de la présidentielle se disaient inquiets pour leur épargne. Et 63 % des épargnants sondés, définis comme détenteurs d'un Plan épargne logement (PEL), d'un Plan épargne en actions (PEA) ou d'uneassurance-vie, pensaient que l'élection de Mme Le Pen aurait des conséquences négatives pour leurs placements, contre 38 % en cas de victoire de M. Macron, selon cette étude réalisé auprès de 1 000 personnes.

Sur le plan de la fiscalité de l'épargne et du patrimoine, la candidate frontiste n'envisage pourtant que des changements mineurs et s'est engagée à maintenir le statu quo sur les principaux dispositifs, notamment sur les dividendes perçus ou sur les produits de l'assurance-vie. Mais « la problématique principale, c'est la sortie de l'euro », explique à l'AFP Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants, association regroupant plus de 250 000 adhérents. Pour 74 % des épargnants interrogés, la sortie de l'euro et le retour au franc aurait ainsi des conséquences négatives sur leurs économies, selon l'étude Odoxa-LinXea.

Sur ce sujet, Mme Le Pen a semblé assouplir sa position ces derniers jours, indiquant que le retour à une monnaie nationale, bien que toujours au programme, n'était plus une priorité et passerait par une négociation à Bruxelles. « Même amendé, ce projet serait une catastrophe. Il impliquerait très probablement une forte dépréciation de la devise, des sorties de capitaux ainsi qu'une remontée brutale des taux d'intérêt, avec une dépréciation de la valeur des actifs détenus dans les portefeuilles d'épargne », ajoute Mme Plagnol.
Pour Bernard Spitz, président de la Fédération française de l'assurance (FFA), une politique d'isolement et de retour à des monnaies nationales « serait insupportable aux yeux des épargnants. »

 

(Lire aussi : Emmanuel Macron et le destin du monde libre)

 

« Grand flou »
Le « stratégiste économique » du FN Bernard Monot balaie ces critiques. « L'épargne des Français est en danger en gardant l'euro comme monnaie unique », assure-t-il, en estimant qu'une sortie du bloc monétaire européen n'aurait aucun effet sur les placements en France.

Mais le projet d'Emmanuel Macron ne rassure pas pour autant tous les épargnants. « Il y a un grand flou autour du projet d'Emmanuel Macron en ce qui concerne l'épargne », pointe Gérard Bekerman, président de l'Association française d'épargne et de retraite (AFER) qui revendique 730 000 adhérents.

Les interrogations se cristallisent tout particulièrement autour du projet de mise en œuvre d'un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital. « La question qui se pose, c'est de savoir si ce dispositif concernera aussi l'assurance-vie, taxée actuellement à un taux inférieur (généralement de 23 %, NDLR ) », fait valoir Mme Plagnol.

Avec 54 millions de contrats, 37 millions de bénéficiaires et un encours de 1 632 milliards d'euros (1 782 milliards de dollars), l'assurance-vie reste le premier placement financier des Français et un soutien important pour le financement des entreprises.

Un porte-parole d'En Marche ! a précisé à l'AFP que le taux de 30 % s'appliquerait à tous les revenus de l'épargne financière, à l'exception des revenus de l'épargne réglementée (livret A) et des PEA, dont la fiscalité restera inchangée. Pour l'assurance-vie, seuls les nouveaux versements de la part d'assurés dont l'encours excède 150 000 euros (163 820 dollars) seraient soumis à ce nouveaux taux. En dessous de cette limite, les dispositions en vigueur seraient maintenues en l'état, a précisé le mouvement.

 

 

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commentaires (1)

Ils ont de quoi ! une sortie de l'euro c'est une dévaluation entre 25 ou 30 % le choix est simple

yves kerlidou

12 h 53, le 06 mai 2017

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Commentaires (1)

  • Ils ont de quoi ! une sortie de l'euro c'est une dévaluation entre 25 ou 30 % le choix est simple

    yves kerlidou

    12 h 53, le 06 mai 2017

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