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Économie - Dette

La Grèce évite une nouvelle crise en s’entendant avec ses créanciers

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a annoncé hier un accord entre Athènes et ses créanciers internationaux sur les réformes comprises dans le plan d’aide. Alkis Konstantinidis/Reuters

Avec plus de cinq mois de retard, la Grèce a paré au risque d'un retour à la crise en s'entendant avec ses créanciers sur un nouveau tour de vis d'austérité, ouvrant la voie à des discussions sur la réduction de sa dette. Annoncé tôt dans la matinée d'hier par le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, à l'issue de négociations-marathon dans la nuit, l'accord a été jugé « équilibré et viable » par le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos.
S'il doit encore être validé le 22 mai, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, il écarte le risque d'un retour de la crise grecque qui avait ébranlé l'euro en juillet 2015. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a même discerné le début de la fin de la purge infligée au pays surendetté depuis 2010. Il s'agit d'un « développement très positif après des mois de négociations complexes », a-t-il commenté, appelant « à tourner la page du chapitre de l'austérité pour le peuple grec ».

Économies supplémentaires
Pour convaincre ses créanciers, UE et FMI, le gouvernement grec de gauche a toutefois dû accepter de légiférer par avance des économies supplémentaires de quelque 3,6 milliards d'euros (3,9 milliards de dollars) pour 2019, année d'élections législatives, et 2020. Ces mesures, votées à la mi-mai, consistent en une 14e diminution des retraites, de 9 % en moyenne selon le gouvernement, et une énième hausse d'impôts, y compris sur les très faibles revenus via l'abaissement du seuil d'imposition annuel à 5 900 euros (6 430 dollars). Le Premier ministre Alexis Tsipras a toutefois obtenu de légiférer parallèlement des mesures anti-pauvreté et de relance d'un montant équivalent.
Ce nouvel effort grec doit permettre de débloquer le versement au pays d'une nouvelle tranche des prêts consentis en juillet 2015, écartant ainsi tout risque de défaut de paiement en juillet quand Athènes devra honorer plus de 7 milliards d'euros (7,6 milliards de dollars) de créances. Mais il doit surtout, espère Athènes, convaincre les créanciers de tracer une feuille de route pour l'allègement de sa dette, et permettre l'inclusion du pays dans le programme de rachat de dettes de la Banque centrale européenne pour préparer son retour sur les marchés. M. Tsakalotos s'est affirmé « certain » d'un engagement des créanciers en ce sens, alors que l'économie défaillante du pays est toujours en quête de relance. Le taux de chômage en janvier y caracolait en janvier à 23,5 %, contre une moyenne à 9,5 % pour la zone euro, a indiqué mardi Eurostat.
Un cap reste à franchir, celui d'un compromis entre le FMI et Berlin, dont les disputes sur le redressement grec ont entravé pendant des mois toute avancée. Le premier réclame aux Européens un allègement substantiel de la dette, l'Allemagne campant pour sa part sur son orthodoxie financière et renvoyant un geste sur la dette à après ses élections législatives de septembre 2017. Pour accorder leurs violons, M. Tzanakopoulos a prédit « encore une vingtaine de jours de travail intensif ».
Source : AFP

Avec plus de cinq mois de retard, la Grèce a paré au risque d'un retour à la crise en s'entendant avec ses créanciers sur un nouveau tour de vis d'austérité, ouvrant la voie à des discussions sur la réduction de sa dette. Annoncé tôt dans la matinée d'hier par le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, à l'issue de négociations-marathon dans la nuit, l'accord a été jugé « équilibré et viable » par le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos.S'il doit encore être validé le 22 mai, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, il écarte le risque d'un retour de la crise grecque qui avait ébranlé l'euro en juillet 2015. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a même discerné le début de la fin de la purge infligée au pays surendetté...
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