X

Culture

Un court-métrage a sa vie propre

Festival
C. K. | OLJ
27/04/2017

Radem de Danielle Arbid (1999), L'armée des fourmis de Wissam Charaf (2008), Civile mais pas civilisée de Georges Tarabay (2010), Short memory de Marwan Khneisser et Mardi de Sabine Chamaa (2011), Personne ne sort d'ici vivant de Ramzi Bachour (2016) et In white de Dania Bdeir (2017) : autant de films qui ont été sélectionnés au cours des années successives par le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Ils ont fait récemment l'objet d'une série de projections au Cinéma Montaigne à l'initiative de Nadira Ardjoun, organisatrice et programmatrice du festival, en visite au Liban.
« L'association qui organise le festival de Clermont-Ferrand s'occupe tout au long de l'année d'autres manifestations artistiques alors que le festival dure neuf jours, souligne Ardjoun. Cette association est dirigée par un collectif. Il n'y a donc pas de directeur, mais chacun au sein de ce collectif a une mission. La mienne est de m'occuper de la sélection nationale et des présélections internationales pour les pays du monde arabe. » Le festival qui fête l'an prochain son quarantième anniversaire a été créé grâce à la passion des fondateurs, qui ont découvert un jour un cinéma polonais, court. Par la suite, ils ont remarqué qu'il y avait une grande demande et une attente de la part d'un public, ennuyé de voir les anciennes projections (appelées à mauvais escient courts-métrages) et qui étaient le plus souvent des films animaliers, en première partie d'une séance de cinéma. C'est ainsi qu'est né ce festival spécialisé dans le court-métrage. Le court est devenu ce format qui a été fixé par le CNC et qui ne doit pas excéder les soixante minutes. « Au festival de Clermont, nous avons limité la durée à quarante minutes pour pouvoir représenter un maximum de pays », précise Nadira Ardjoun. Et de poursuivre : « Le court-métrage est d'abord et avant tout un format, non pas un genre. Il supposait dans le temps que les réalisateurs se faisaient la main avant d'en faire un long. Mais avec le temps, il est devenu un cinéma en soi et beaucoup de réalisateurs continuent de faire des courts-métrages ou y reviennent. Prenez par exemple Wissam Charaf, le cinéaste qui présente aujourd'hui L'armée des fourmis. Après son long métrage Tombé du ciel, il a décidé de reprendre l'exercice (non moins facile) du court. »
« Les courts-métrages libanais projetés au Cinéma Montaigne témoignent d'une approche particulière de la guerre, conclut l'organisatrice de Clermont, mais aussi du nouveau regard de jeunes cinéastes et d'une nouvelle énergie qui font que le cinéma libanais est en perpétuelle évolution. »

C. K.

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants