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Économie - France

Macron rejoint Trump dans la critique des règles financières nées après la crise

« Pour le dire de manière très, très claire, nous nous sommes faits avoir », a déclaré Emmanuel Macron, évoquant les règles financières mises en place depuis 2008. Philippe Wojazer/Reuters

Faisant écho à Donald Trump, le candidat à l'élection présidentielle française Emmanuel Macron s'est montré très critique envers les règles financières élaborées en réponse à la crise financière de 2008. Alors que le président américain veut revoir les règles adoptées aux États-Unis après la crise, le candidat d'En Marche ! souhaite lui aussi les modifier en cas de victoire.
« On a eu une contraction du capital et du financement du capital de nos entreprises qui, dans la période, aurait pu être fatale et qui reste. Et donc, par rapport à ces régulations, moi je considère qu'elles ne sont pas adaptées », a affirmé M. Macron début mars devant la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). « Pour le dire de manière très, très claire, nous nous sommes faits avoir », a ajouté le candidat, évoquant les règles mises en place depuis 2008 pour rendre plus robustes les acteurs du secteur financier, en les contraignant à accumuler davantage de fonds propres pour être en mesure de résister à une nouvelle crise. « C'est précisément le discours des lobbies financiers, qui dénoncent la réglementation financière pour mieux faire l'impasse sur le rôle néfaste de la spéculation ou de la rigueur budgétaire sur l'économie », dénonçaient fin mars, dans une tribune pour le journal Libération, les économistes Dominique Plihon et Frédéric Lemaire.

Impasse
Aucun des autres principaux candidats à l'élection présidentielle n'a pris de position aussi tranchée sur cette question. Les règles visées, par exemple connues sous les noms de « Bâle 3 » pour les banques et de « Solvabilité 2 » pour les assureurs, ont souvent été contestées par les professionnels, au motif qu'elles les entravaient dans la bonne marche de leur activité. Et ce alors qu'elles ne sont pas toujours finalisées. En effet, le comité de Bâle travaille actuellement à renforcer encore les exigences imposées aux établissements bancaires afin de les rendre encore plus solides.
Mais, pour que les négociations en cours aboutissent, un consensus est nécessaire entre les différentes parties prenantes, parmi lesquelles figurent notamment les Américains et les Européens. Or celles-ci sont pour le moment dans une impasse et des voix s'élèvent pour repenser la régulation née après la crise.
« Notre volonté n'est pas de supprimer la réglementation. Mais nous pensons qu'il est possible de l'améliorer, en prenant davantage en compte les spécificités de l'économie de chaque pays par exemple », insiste-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron, souvent présenté par ses adversaires comme « le candidat de la finance » en raison de son passé de banquier. « Il est déjà très difficile de parvenir à un consensus pour valider des règles en discussion depuis plusieurs années. Autant dire qu'une remise à plat de ces règles semble un pari loin d'être gagné », a souligné auprès de l'AFP un analyste bancaire ayant souhaité garder l'anonymat.
Dès février le président américain Donald Trump a commencé à ordonner un réexamen par le Congrès de l'ensemble des lois financières « Dodd-Frank » promulguées en 2010. « Emmanuel Macron propose des éléments qui vont dans une direction similaire à ceux proposés aux États-Unis. Nous sommes dans un contexte pas si éloigné que ça de la crise financière de 2008 avec des impacts qui se font encore ressentir aujourd'hui. Il ne faudrait pas que le peu de mesures qui a été mis en œuvre à la suite de la crise soit remis en question aujourd'hui », s'est inquiétée Manon Aubry, de l'ONG Oxfam, interrogée par l'AFP.
Mehdi CHERIFIA/AFP

Faisant écho à Donald Trump, le candidat à l'élection présidentielle française Emmanuel Macron s'est montré très critique envers les règles financières élaborées en réponse à la crise financière de 2008. Alors que le président américain veut revoir les règles adoptées aux États-Unis après la crise, le candidat d'En Marche ! souhaite lui aussi les modifier en cas de victoire.« On a eu une contraction du capital et du financement du capital de nos entreprises qui, dans la période, aurait pu être fatale et qui reste. Et donc, par rapport à ces régulations, moi je considère qu'elles ne sont pas adaptées », a affirmé M. Macron début mars devant la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). « Pour le dire de manière très, très claire, nous nous sommes faits avoir », a ajouté le...
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Les personnes qui poussent à la dépense inconsidérée plutôt qu'à l'épargne, nous donnent une raison suffisante pour qu'on se méfie d'elles...

Soraya Naufal

08 h 17, le 12 avril 2017

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Commentaires (1)

  • Les personnes qui poussent à la dépense inconsidérée plutôt qu'à l'épargne, nous donnent une raison suffisante pour qu'on se méfie d'elles...

    Soraya Naufal

    08 h 17, le 12 avril 2017

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