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Moyen Orient et Monde - Syrie/G7

Les Occidentaux cherchent à faire pression sur la Russie après l’attaque de Khan Cheikhoun

La Maison-Blanche met en garde Damas contre l'usage d'armes chimiques et de « barils d'explosifs ».

Les chefs de la diplomatie des pays du G7, réunis hier à Lucques en Italie. Vincenzo Pinto/AFP

Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis hier en Italie, ont multiplié les échanges en vue d'afficher leur unité pour une relance du processus politique en Syrie, en tentant de faire pression sur la Russie. Avant la visite à Moscou du secrétaire d'État américain Rex Tillerson, les relations se sont tendues entre les États-Unis, qui ont appelé dimanche au départ du président syrien Bachar el-Assad, et les alliés de Damas, en particulier la Russie et l'Iran, qui ont menacé Washington de « réagir fermement » à toute nouvelle « agression contre la Syrie ».
À Lucques, près de Pise, la réunion ministérielle annuelle du G7 devait être l'occasion d'aborder une série de sujets avec le nouveau chef de la diplomatie américaine : lutte contre le terrorisme, Libye, Ukraine, Corée du Nord, crises migratoires, nucléaire iranien... Mais l'attaque chimique qui a fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, et les représailles américaines dans la nuit du 6 au 7 avril contre une base aérienne de l'armée syrienne, les premières en six ans de conflit, ont chamboulé l'ordre du jour.
Réunis à Madrid, les dirigeants des pays du sud de l'Union européenne (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Malte et Chypre) ont jugé la frappe américaine « compréhensible », dans la mesure où il s'agissait d'une action « limitée et concentrée » visant à lutter contre l'utilisation d'armes chimiques. Cette intervention unilatérale des États-Unis, la première en six ans de conflit, a cependant radicalisé les alliés russes et iraniens du régime de Damas, qui a rejeté toute responsabilité dans l'attaque de Khan Cheikhoun. Dans ce contexte, le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a convoqué une réunion spéciale sur la Syrie tôt ce matin, élargie à la Turquie, aux Émirats arabes unis, à l'Arabie saoudite, à la Jordanie et au Qatar.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a souhaité que M. Tillerson reparte de Lucques avec un « message clair et coordonné » pour la Russie. De son point de vue, il s'agit de faire pression pour que Moscou cesse de soutenir M. Assad, qui est « maintenant toxique dans tous les sens du terme ». Pour cela, M. Johnson a évoqué à des médias britanniques à Lucques la possibilité de sanctions « contre des responsables de l'armée russe impliqués dans la coordination des opérations syriennes et ainsi contaminés par le comportement atroce du régime Assad ». M. Alfano s'est pour sa part entretenu par téléphone avec son homologue iranien, en lui demandant d'user de son influence sur le régime syrien pour éviter de nouvelles attaques contre des civils.

« Rendre des comptes »
Arrivé dimanche soir en Italie, Rex Tillerson a rencontré en tête à tête hier ses homologues japonais, britannique et français, avant la première table ronde à sept (États-Unis, Japon, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie) dans l'après-midi. Après cette session de deux heures sous les dorures du palais ducal, M. Alfano devait conduire les ministres pour un tour à pied de la cité fortifiée, avant un dîner de travail à la mairie. D'autres discussions sont prévues aujourd'hui, avant une conférence de presse à la mi-journée.
« Nous nous engageons une nouvelle fois à faire en sorte que tous ceux qui commettent des crimes contre des innocents partout dans le monde aient à rendre des comptes », a en outre promis M. Tillerson.
Et hier, la Maison-Blanche a affirmé que Washington reste prêt à effectuer de nouvelles frappes en Syrie. « Si vous gazez un bébé ou lâchez un baril d'explosifs sur une personne innocente, vous verrez une réaction de la part de ce président » , a affirmé Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, lors d'une conférence de presse, incluant pour la première fois l'usage de barils d'explosifs. M. Spicer a également insisté sur le départ nécessaire de Bachar el-Assad : « On ne peut imaginer une Syrie stable et en paix avec Assad aux commandes. »
En outre, selon un porte-parole militaire américain, des armes chimiques étaient probablement stockées sur la base aérienne syrienne bombardée la semaine dernière. Lorsque les missiles Tomahawk américains ont frappé la base aérienne le 6 avril, ils ont évité les installations chimiques parce qu'il y avait « une probabilité importante » que des munitions chimiques soient toujours à l'intérieur, a expliqué hier à la presse le colonel John Thomas, un porte-parole du commandement des forces américaines au Moyen-Orient. Le bombardement d'al-Chaayrate avait pour but de « réduire la capacité (du régime) à lancer des avions chargés d'armes chimiques », a-t-il indiqué.
Enfin, pour le secrétaire à la Défense Jim Mattis, la frappe américaine contre l'aéroport d'al-Chaayrate a détruit 20 % des capacités aériennes du régime de Damas. « Le gouvernement syrien serait mal avisé d'utiliser des armes chimiques à nouveau » , a ajouté le chef du Pentagone dans un communiqué.
Source : AFP

Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis hier en Italie, ont multiplié les échanges en vue d'afficher leur unité pour une relance du processus politique en Syrie, en tentant de faire pression sur la Russie. Avant la visite à Moscou du secrétaire d'État américain Rex Tillerson, les relations se sont tendues entre les États-Unis, qui ont appelé dimanche au départ du président syrien Bachar el-Assad, et les alliés de Damas, en particulier la Russie et l'Iran, qui ont menacé Washington de « réagir fermement » à toute nouvelle « agression contre la Syrie ».À Lucques, près de Pise, la réunion ministérielle annuelle du G7 devait être l'occasion d'aborder une série de sujets avec le nouveau chef de la diplomatie américaine : lutte contre le terrorisme, Libye, Ukraine, Corée du Nord, crises...
commentaires (1)

les usa ont utilisés en Irak des obus à l'uranium appauvri, déclenchant des maladies aux soldats irakiens, y a t-il eut une enquête ? NON ! les européens et les américains oublient que la Syrie est un état indépendant, ce n'est pas une de leurs colonies ,ce n'est pas à eux de dire si le président Assad doit partir, ce qu'ils veulent une Syrie servile avec un président bien sunnite dépendant de l'arabie saoudite. et des députés syriens comme leurs homologues libanais chercher leurs ordres à Riadh

Talaat Dominique

18 h 36, le 11 avril 2017

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Commentaires (1)

  • les usa ont utilisés en Irak des obus à l'uranium appauvri, déclenchant des maladies aux soldats irakiens, y a t-il eut une enquête ? NON ! les européens et les américains oublient que la Syrie est un état indépendant, ce n'est pas une de leurs colonies ,ce n'est pas à eux de dire si le président Assad doit partir, ce qu'ils veulent une Syrie servile avec un président bien sunnite dépendant de l'arabie saoudite. et des députés syriens comme leurs homologues libanais chercher leurs ordres à Riadh

    Talaat Dominique

    18 h 36, le 11 avril 2017

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