La nutrition, pour joindre l’utile à l’agréable - Julien RICOUR-BRASSEUR

LES CARRIÈRES NON TRADITIONNELLES

La nutrition, pour joindre l’utile à l’agréable

Es-tu intéressé à orienter, à conseiller ceux qui ont marre de la malbouffe, ceux qui désirent manger sainement sans toutefois aller jusqu'au végétarisme, ou aussi ceux qui cherchent à perdre du poids ? Si cela te passionne, les études en nutrition sont la voie à suivre...

13/04/2017

Ghina al-Jammal travaille au département de médecine familiale du centre médical de l'Université américaine de Beyrouth, en tant que « coordinatrice bien-être ». Après une licence en nutrition et diététique, un stage de neuf mois en hôpital et un examen ministériel pour obtenir sa licence médicale en tant que diététicienne enregistrée au ministère de la Santé (examen obligatoire si, et seulement si, l'on désire travailler en clinique), elle a suivi un master en santé publique. Ce dernier lui a permis d'élargir son champ de travail et de multiplier ses opportunités. De plus, Ghina travaille dans son cabinet privé en clinique où elle reçoit ses propres patients.

Nature du travail

La nutrition renvoie d'abord aux habitudes alimentaires et à leurs effets sur le corps humain. Toutefois, cette pratique ne s'arrête pas là. En effet, en tant que diététicien, tu étudies aussi les maladies ayant des conséquences alimentaires, comme le diabète, les allergies, l'hypertension, l'insuffisance rénale et de nombreuses autres. La nutrition t'offre également les connaissances requises pour créer et appliquer toutes sortes de régimes selon les desiderata des patients, allant de la perte ou du gain de poids à la meilleure manière de s'alimenter en fonction de ses activités personnelles. En plus, ces études t'apprennent à servir certaines communautés telles que les réfugiés, les étudiants, les personnes âgées, en créant des campagnes de sensibilisation et en apportant ton savoir et ton aide dans un contexte précis pour une population ciblée. C'est donc avec de multiples casquettes que tu seras diplômé de cette branche.

Aptitudes et compétences requises

Il est préférable d'avoir un intérêt pour le domaine des sciences avant de s'engager sur cette voie. En effet, touchant à tout, les études en nutrition jonglent avec de nombreuses compétences et terminologies tirées de la chimie, de la biologie ou encore de la physiologie (l'étude de ton corps). Travailler dans le milieu médical t'amène aussi à rencontrer des patients dont les problèmes de santé peuvent être plus ou moins graves. Tu dois donc parfois faire face à des situations difficiles et éprouver assez d'empathie pour pouvoir exercer correctement ton métier.

Comme pour la plupart des études, la mise en application diffère d'un pays à l'autre. Aujourd'hui, la plupart des pays du Moyen-Orient acceptent les diététiciens libanais tant qu'ils se présentent également à leur examen local avant d'être accrédités à travailler chez eux. Aussi, l'Université américaine de Beyrouth possède ce petit plus qui peut avoir de grandes conséquences selon tes envies futures : elle a récemment obtenu l'accréditation américaine pour ses étudiants de se rendre aux États-Unis dans le but d'y passer un examen, après avoir réussi celui du ministère libanais de la Santé, afin d'être officiellement enregistrés là-bas en tant que diététiciens. Et obtenir cela des États-Unis signifie en général avoir désormais la possibilité de pratiquer dans plusieurs pays.

Stimulation et contraintes

Les études en nutrition couvrent de nombreux domaines et champs d'investigation. Cela apporte le grand avantage d'être polyvalent et donc de ne pas être limité à un seul et unique domaine. Qu'il s'agisse de la pratique hospitalière, des services d'alimentation publique ou du travail communautaire par exemple, les cibles sont variées. Il va également sans dire que la nutrition t'apporte l'avantage d'avoir la possibilité de l'appliquer au quotidien et d'influencer autant ta vie que celle de tes proches grâce à tes connaissances.
Un inconvénient qui peut s'avérer conséquent, cependant, est le manque de débouchés en nutrition clinique. À moins d'ouvrir son propre cabinet, les hôpitaux libanais sont aujourd'hui saturés en diététiciens, car ils n'en ont en réalité pas besoin d'un grand nombre. Un autre aspect négatif du travail en ce milieu médical est que le médecin aura toujours le dernier mot face à un patient, même concernant son régime alimentaire, à la place du diététicien. Cela étant dit, les opportunités restent nombreuses.

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