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Liban - Société

Quand le violeur est exonéré de son crime...

« Fais-toi violer, et, avec un peu de chance, ton violeur t’épousera. » Photo D.R.

Cela pourrait avoir l'air d'un poisson d'avril. Mais cela ne l'est absolument pas. C'est la loi qui l'impose, et plus exactement l'article 522 du code pénal, qui exonère le violeur de son crime s'il épouse sa victime. Ainsi, la victime épousera son mari violeur et vivra dans une espèce de prison dorée à perpétuité – une sorte de dolce vita en enfer... Parce qu'il faut le dire : dans notre pays, horreur rime avec honneur, avec une exigence de mâle qui fait bien mal, validée par une loi ancestrale et barbare : il faut sacrifier le bonheur de sa fille pour laver l'honneur de la famille...


Rappelons les faits : la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice avait abrogé il y a quelques semaines cet article 522 (qui stipule, entre autres, qu'un violeur peut échapper à la condamnation s'il reconnaît son crime et épouse sa victime). L'abrogation de cet article vivement contesté était dans l'air depuis des mois, voire des années, et plusieurs ONG, dont Abaad, avaient activement milité pour cette abrogation. Sauf que pour qu'elle entre en vigueur, elle devait être soumise à un vote du Parlement. Qui ne semble pas pressé d'abolir ce sinistre article 522.


En effet, cela fait plus d'un mois que la loi est en suspens sur l'agenda de l'hémicycle et que ce vote est repoussé. L'ONG Abaad fait appel à la société civile pour qu'elle exerce une pression et fasse entendre sa voix. Pour cela, il faut signer la pétition sur www.undress522.com visant à accélérer le vote au Parlement.
La 522 doit être abolie. Pour toutes celles qui vivent l'horreur et pour éviter à toutes les autres d'avoir l'honneur de vivre l'horreur...

 

*NDLR : L'Orient-Le Jour, qui s'est fait à maintes reprises le porte-voix des pourfendeurs de l'article 522 du code pénal, a naturellement joué le jeu de ce pseudo-poisson d'avril initié par l'ONG Abaad et l'agence de publicité Leo Burnett.

 

 

Pour mémoire

Projet d'abrogation de l'article 522 : réactions mitigées de la société civile

#undress522 : la claque


Cela pourrait avoir l'air d'un poisson d'avril. Mais cela ne l'est absolument pas. C'est la loi qui l'impose, et plus exactement l'article 522 du code pénal, qui exonère le violeur de son crime s'il épouse sa victime. Ainsi, la victime épousera son mari violeur et vivra dans une espèce de prison dorée à perpétuité – une sorte de dolce vita en enfer... Parce qu'il faut le dire : dans...

commentaires (5)

Ca va bien dans le sens des mariages d'enfants recommandés par HN.

Christine KHALIL

21 h 22, le 01 avril 2017

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Commentaires (5)

  • Ca va bien dans le sens des mariages d'enfants recommandés par HN.

    Christine KHALIL

    21 h 22, le 01 avril 2017

  • Concernant l'article 522, mon voisin Français m'a dit : Votre Liban vit en 2017 après ou avant Jésus-Christ ?

    Honneur et Patrie

    16 h 25, le 01 avril 2017

  • Le droit pénal au Liban n'est pas soumis au droit communautaire de la famille. A noter que le droit de la famille est hiérarchiquement supérieur au droit civil dans cette matière. Une situation qui reste une exception libanaise. Mais si les députés n'abrogent pas l'article 522 du code pénal, c'est parce qu’une majorité d'eux croient que la charia reste supérieur au droit libanais. Bonjour le 21-ième siècle.

    DAMMOUS Hanna

    11 h 45, le 01 avril 2017

  • Personne ne peut abroger l’article 522 du code pénal car il est conforme à la charia. Tout le reste est faiblesse.

    George Bitar

    08 h 14, le 01 avril 2017

  • J,INVITE TOUS LES AMI-E-S INTERNAUTES ET TOUS LES LIBANAIS-ES- A SIGNER COMME MOI LA PETITION...

    LA LIBRE EXPRESSION

    06 h 24, le 01 avril 2017

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