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Liban - La situation

Liban : retour au surplace électoral

Le président Aoun sur le site du baptême du Christ, sur le Jourdain. Photo ANI

Le chef de l'État est rentré hier à Beyrouth venant de Amman où il avait participé au sommet arabe (29 mars), après avoir pris le temps, avant d'embarquer, de se rendre sur le site du baptême du Christ, sur le Jourdain.
« Dans mon discours, j'étais la voix de la conscience de tout Libanais et les réactions étaient très bonnes », a déclaré le chef de l'État à bord de l'avion qui le ramenait à Beyrouth, avant d'ajouter : « Nous espérons que la Ligue arabe redeviendra efficace. Mais il est encore tôt de parler d'une traduction dans les actes de la coopération arabe. »

M. Aoun s'était distingué lors du sommet en appelant les Arabes à mettre fin à leurs « guerres fratricides ». Au passage, le président a remercié les Libanais qui se sont inquiétés pour sa santé, après sa chute de la veille, assurant que l'accident n'a pas laissé de séquelles physiques.

Pour sa part, le Premier ministre Saad Hariri, qui accompagnait le président Aoun à Amman, est rentré hier soir au Liban, après un détour remarqué par l'Arabie saoudite. Le chef du gouvernement était arrivé à Riyad mercredi soir à bord de l'avion du roi Salmane, un fait inhabituel qui témoigne du réchauffement des relations bilatérales. À son arrivée, M. Hariri s'était entretenu avec le vice-prince héritier et ministre de la Défense, Mohammad ben Salmane, a indiqué hier l'agence officielle SPA. Il a aussitôt été reçu par le prince Mohammad, fils du souverain saoudien, pour un examen « des relations bilatérales et des développements de la situation au Moyen-Orient », a précisé l'agence.

 

(Lire aussi : Loi électorale : à partir de la semaine prochaine, c'est au gouvernement de jouer...)

 

La dernière visite de M. Hariri en Arabie saoudite remontait à avril 2015 où il avait été reçu par le roi Salmane quelques mois après son accession au trône à la mort de son demi-frère Abdallah.
Le retour au Liban du chef de l'État et du Premier ministre n'aura aucun effet accélérateur sur la recherche laborieuse d'une nouvelle loi électorale. Certes, l'adoption par le gouvernement d'un projet de budget pour 2017 est une sorte d'exploit, après des années d'anarchie financière, mais cette réalisation est ternie, en partie, par la vaine recherche d'un code électoral que toutes les communautés approuveraient.
Prenant les devants, le président de la Chambre a fixé une date pour un débat de politique générale. Celui-ci aura lieu dès le retour du Premier ministre d'une tournée européenne qui commence le 3 avril. Ainsi, aucune réunion du Conseil des ministres n'est prévue avant ce débat parlementaire, d'autant plus que le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, n'a rien trouvé de mieux, en ces heures qualifiées de « critiques », que de se rendre en Australie (Voir par ailleurs).

Pour les observateurs, il est clair qu'aucun consensus n'existe entre les diverses composantes de l'éventail politique, sinon que la nouvelle loi électorale devra être approuvée par tous. Ce qui implique, selon toute probabilité, que faute de loi, une prorogation du mandat de la Chambre semble s'imposer, si l'on veut éviter le vide législatif.

Toutefois, il n'existe pas encore d'accord non plus sur la durée de cette prorogation. On sait seulement que le Premier ministre souhaite qu'elle soit la plus longue possible, alors que le chef de l'État la souhaite, lui, la plus courte possible. Selon les proches de M. Hariri, une prorogation d'un an à dater du 20 juin ne serait pas de refus et lui permettrait de mettre de l'ordre dans les rangs de sa clientèle électorale tentée par le discours rigoureux d'un Achraf Rifi.

 

(Lire aussi : Hariri entame une tournée européenne le 3 avril)

 

Pour sa part, le Hezbollah refuse qu'une prorogation se limite à quelques mois. Il souhaite, au contraire, qu'elle dépasse le 15 octobre, date de l'ouverture de la session ordinaire de la Chambre, pour ne pas être à la merci d'une décision conjointe des présidents de la République et du Conseil d'ouverture d'une session extraordinaire.
Un tel délai signifie, concrètement, que la proposition du Hezbollah rejoint celle de M. Hariri, sachant que l'organisation d'élections ne doit perturber ni la rentrée scolaire ni le départ des Libanais de l'étranger venus passer leurs vacances d'été au pays.

 

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commentaires (2)

On se frotte les yeux et se demande si on n'est pas en train de rêver ! Nos rois de la fuite en avant ont trouvé HOURRAH !!! mille nouveaux prétextes pour retarder l'organisation des eléctions, dont voici deux des plus représentatifs de leur brillante intelligence: 1) la rentrée scolaire 2) le retour des Libanais de l'étranger venus passer leurs vacances au pays Toutefois ils oublient: 1) l'anniversaire de Michel Aoun le 30 sept. 2) les anniversaires, vacances et voyages à l'étranger de tous ces super-responsables 3) les fêtes religieuses 4) le 22 novembre et les congés officiels 5) la pluie, les orages et la neige en hiver Nos super-responsables ne sont que de pauvres marchands incapables même d'acheter et de revendre leur marchandise...à la date de consommation depuis longtemps expirée ! Irène Saïd

Irene Said

10 h 29, le 31 mars 2017

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Commentaires (2)

  • On se frotte les yeux et se demande si on n'est pas en train de rêver ! Nos rois de la fuite en avant ont trouvé HOURRAH !!! mille nouveaux prétextes pour retarder l'organisation des eléctions, dont voici deux des plus représentatifs de leur brillante intelligence: 1) la rentrée scolaire 2) le retour des Libanais de l'étranger venus passer leurs vacances au pays Toutefois ils oublient: 1) l'anniversaire de Michel Aoun le 30 sept. 2) les anniversaires, vacances et voyages à l'étranger de tous ces super-responsables 3) les fêtes religieuses 4) le 22 novembre et les congés officiels 5) la pluie, les orages et la neige en hiver Nos super-responsables ne sont que de pauvres marchands incapables même d'acheter et de revendre leur marchandise...à la date de consommation depuis longtemps expirée ! Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 29, le 31 mars 2017

  • DES INCAPABLES !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    08 h 58, le 31 mars 2017

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