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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Le Hezbollah revendique son « droit » à répliquer aux violations israéliennes du cessez-le-feu

Le député Hassan Fadlallah a jugé que l'Iran avait tenu ses engagements vis-à-vis du Liban. Hussein Hajj Hassan a une nouvelle fois critiqué les négociations directes avec Tel-Aviv.

Le Hezbollah revendique son « droit » à répliquer aux violations israéliennes du cessez-le-feu

Des personnes debout devant une fenêtre observent une frappe israélienne sur Nabatiyé el-Tahta, le 20 juin 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Plusieurs figures du Hezbollah sont montées au créneau samedi pour revendiquer la légitimité de la riposte de la milice chiite aux violations par Israël du cessez-le-feu conclu vendredi entre les deux belligérants, en marge du début attendu des négociations entre l’Iran et les États-Unis. De son côté, l'armée israélienne a justifié ses bombardements massifs au Liban-Sud par des tirs du Hezbollah sur ses positions dont elle refuse de se retirer.

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a ainsi affirmé que le mouvement pro-iranien avait le « droit » de répondre aux attaques israéliennes, au moment où Israël poursuit ses frappes sur le Liban malgré l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu la veille.

« Il est question d’un cessez-le-feu. Pour nous, ce qui importe, c’est que l’ennemi respecte pleinement et totalement ce cessez-le-feu, et qu’il ne tente pas d’attaquer notre pays et nos villages, ni d’occuper de nouvelles positions », a déclaré M. Fadlallah lors de la commémoration à Jnah, dans la banlieue sud de Beyrouth, d’une victime des frappes israéliennes, ajoutant que « la résistance (du Hezbollah) a pleinement le droit de faire face à cet ennemi lorsqu’il nous attaque, car c’est lui l’agresseur et l’occupant ».


Le parlementaire a également soutenu que la 'résistance' continuera de faire face à toute avancée israélienne et que le cessez-le-feu ne signifiait pas l’acceptation du maintien de l’occupation. Selon lui, le mémorandum d’entente prévoit une période de négociations de soixante jours, durant laquelle l’Iran et les États-Unis se sont engagés à faire appliquer les dispositions relatives au Liban. Il a affirmé que la République islamique d’Iran n’accepterait pas de conclure un accord définitif si Israël ne se retirait pas du territoire libanais.

Cinquante projectiles

Pour sa part, un responsable militaire israélien a affirmé à l'agence Reuters que le Hezbollah a tiré plus de 50 projectiles contre les forces israéliennes dans le sud du Liban au cours de la nuit, ajoutant qu’à la suite de ces attaques, l’armée israélienne avait mené des frappes contre des « cibles du Hezbollah ». L’armée soutient également que si le Hezbollah cesse de violer les accords de cessez-le-feu, la stabilité pourra être rétablie au Liban et en Israël.

Le député Fadlallah a aussi estimé, dans son allocution, que l’Iran avait respecté ses engagements envers le Liban en faisant une priorité du cessez-le-feu, de la fin de la guerre et du retrait israélien. Téhéran a même suspendu des négociations et un accord international attendu afin de défendre les intérêts du Liban, a-t-il dit, qualifiant cette attitude de « leçon de fidélité et de respect des engagements ». Selon lui, Israël » tente de compenser son échec à atteindre ses objectifs, à savoir prendre le contrôle du Sud, détruire la résistance et éliminer sa présence, en commettant des massacres de civils, particulièrement au cours des dernières heures ».

Les miliciens du Hezbollah sur la colline de Ali Taher, que l’armée israélienne tente de prendre depuis plusieurs jours et contre laquelle elle a effectué une nouvelle tentative dans la nuit de vendredi à samedi, ont « infligé de lourdes pertes à l’armée israélienne, l’empêchant d’avancer et de prendre le contrôle de cette zone », a-t-il dit. Vendredi, l’armée israélienne aurait perdu au moins quatre soldats dans une attaque du Hezbollah près de cette colline, poussant le ministre de la Sécurité nationale et figure de l’extrême droite israélienne Itamar Ben Gvir à appeler à ce que tout le Liban « brûle ».

Phase « délicate et dangereuse »

D’autres représentants du Hezbollah se sont exprimés plus tôt dans la journée de samedi sur la récente tournure des événements. Lors d’une cérémonie funéraire à Ghobeiry dans la banlieue sud de Beyrouth, le député Ali Ammar a affirmé que l’attaque de vendredi avait « coûté la vie à des dizaines d’officiers et de soldats de l’ennemi sioniste », ce qui l’a poussé à multiplier ses bombardements au Liban. Ali Ammar a aussi insisté sur le fait que la phase actuelle est « délicate et dangereuse » et exige plus que jamais « une cohésion entre nous, et une unité face à l’ennemi et aux conséquences de l’agression ainsi qu’à la situation politique qui se répercute sur les conditions de vie ».

Le député de Baalbeck Hussein Hajj Hassan a, lui, déclaré lors d’une autre cérémonie à Hay el-Sellom, dans la banlieue sud de Beyrouth, que « l’Iran a démontré à l’ensemble de la communauté internationale, et en particulier aux peuples arabes et musulmans, qu’il représentait un modèle de fidélité à ses engagements », répétant qu’il ne signerait aucun accord-cadre sans que le Liban ne figure au premier rang de ses priorités. Il a aussi critiqué les « politiques erronées » des autorités libanaises qui comptent poursuivre les négociations directes avec Israël. Ces discussions ont débouché sur des cessez-le-feu qui n’ont pas empêché Israël d’étendre ses opérations au Liban et que le Hezbollah comme son allié le mouvement Amal ne reconnaissent pas.

Le député Kassem Hachem du mouvement Amal a déclaré, pour sa part, que « la poursuite de l’agression israélienne sous sa forme barbare et systématique confirme la nature agressive d’un État qui n’a jamais respecté et ne respectera jamais les résolutions, les lois, les normes et les conventions internationales, et qui viole quotidiennement le droit international humanitaire ». Il a ajouté que « ce qui se produit depuis l’annonce du mémorandum de compréhension américano-iranien, en termes de meurtres, de destructions et d’élargissement des attaques israéliennes, place les États concernés par cet accord — et qui constituent une garantie et un cadre pour établir les règles de stabilité requises dans la région, en partant du Liban — face à leurs responsabilités ».

Plusieurs figures du Hezbollah sont montées au créneau samedi pour revendiquer la légitimité de la riposte de la milice chiite aux violations par Israël du cessez-le-feu conclu vendredi entre les deux belligérants, en marge du début attendu des négociations entre l’Iran et les États-Unis. De son côté, l'armée israélienne a justifié ses bombardements massifs au Liban-Sud par des tirs du Hezbollah sur ses positions dont elle refuse de se retirer.Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a ainsi affirmé que le mouvement pro-iranien avait le « droit » de répondre aux attaques israéliennes, au moment où Israël poursuit ses frappes sur le Liban malgré l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu la veille.« Il est question d’un cessez-le-feu. Pour nous, ce qui importe, c’est que l’ennemi respecte pleinement et...