Rechercher
Rechercher

Économie - Alimentation

Brésil : représailles commerciales après le scandale de la viande avariée

Trois jours après le démantèlement d’un réseau de commercialisation de denrées impropres à la consommation au Brésil, le pays tentait de limiter les conséquences de cette affaire. Ricardo Moraes/Reuters

Suspension des importations de la Chine, de l'UE et du Chili : le Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine et de volaille, subissait hier les conséquences de la découverte d'un vaste scandale de viande avariée.
Trois jours après le démantèlement d'un réseau de commercialisation de denrées impropres à la consommation au Brésil, le pays, en pleine récession et déjà secoué par une crise politique majeure, tentait de limiter les conséquences de cette nouvelle affaire. Hier, le cours des multinationales brésiliennes de l'agroalimentaire JBS et BRF, impliquées dans ce dossier, poursuivaient leur chute à la Bourse de São Paulo. Vendredi, BRF avait déjà perdu 10,59 %, tandis que JBS avait baissé de 7,25 %.
Pour l'heure, trois entrepôts frigorifiques ont été fermés, dont un appartenant au géant de l'agroalimentaire BRF, selon le ministère de l'Agriculture. Plus d'une vingtaine d'établissements sont sous le coup d'une enquête et 33 fonctionnaires impliqués ont été destitués. Le coup commercial le plus rude est venu du géant asiatique aux 1,33 milliard d'habitants, deuxième acheteur de viande brésilienne au monde, qui a bloqué hier jusqu'à nouvel ordre les importations de ces produits. En 2016, les ventes brésiliennes de viande de poulet vers la Chine ont dépassé les 859 millions de dollars, tandis que celles de viande bovine ont atteint 702,7 millions, selon le ministère brésilien du Commerce (MDIC).
Le Chili a également suspendu hier ses importations, tandis que l'Union européenne a demandé aux autorités brésiliennes des garanties pour ne pas recevoir de viande avariée du géant sud-américain.

Vigilance de l'UE
« Nous avons demandé au Brésil de retirer immédiatement tous les établissements impliqués dans la fraude de la liste » des sociétés approuvées par l'UE pour l'exportation, a déclaré Enrico Brivio, un porte-parole de la Commission européenne. Le Brésil est ainsi exhorté à suspendre la certification de ces entreprises, en attendant qu'elles soient définitivement retirées de la liste, a-t-il expliqué.
Sur 21 entrepôts frigorifiques soupçonnés d'avoir commis des irrégularités, quatre ont une licence d'exportation vers l'UE. « La Commission suit (le dossier) de très près avec les États membres et nous faisons preuve d'une vigilance supplémentaire dans les vérifications obligatoires sur les importations de produits issus d'animaux en provenance du Brésil », a ajouté Enrico Brivio. Jusqu'à présent, aucune alerte n'a été déclenchée sur des produits importés et commercialisés dans l'UE.
Le principal syndicat européen d'agriculteurs Copa-Cogeca a saisi l'occasion pour appeler de nouveau à la prudence dans les négociations en cours entre l'UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) autour d'un accord de libre-échange. « Nous avons besoin d'accords commerciaux équitables et équilibrés dans le domaine agricole. Nous respectons des normes en matière de sûreté des aliments et de bien-être des animaux parmi les plus élevées au monde, et il est indispensable que les importations vers l'UE les respectent », a commenté Pekka Pesonen, le secrétaire général du syndicat.
Les négociateurs de l'UE et du Mercosur se retrouvaient justement hier à Buenos Aires pour un nouveau round de négociations.
(Source : AFP)

Suspension des importations de la Chine, de l'UE et du Chili : le Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine et de volaille, subissait hier les conséquences de la découverte d'un vaste scandale de viande avariée.Trois jours après le démantèlement d'un réseau de commercialisation de denrées impropres à la consommation au Brésil, le pays, en pleine récession et déjà secoué par une crise politique majeure, tentait de limiter les conséquences de cette nouvelle affaire. Hier, le cours des multinationales brésiliennes de l'agroalimentaire JBS et BRF, impliquées dans ce dossier, poursuivaient leur chute à la Bourse de São Paulo. Vendredi, BRF avait déjà perdu 10,59 %, tandis que JBS avait baissé de 7,25 %.Pour l'heure, trois entrepôts frigorifiques ont été fermés, dont un appartenant au géant de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut