La police scientifique sortant des locaux du FMI à Paris hier. Christophe Archambault/AFP
Un courrier piégé a explosé hier au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI), un acte qualifié d'attentat par le président français François Hollande et qui pourrait être dû à la mouvance anarchiste grecque, selon des sources française et grecque. Cette explosion est survenue au lendemain de la découverte d'un paquet piégé au ministère allemand des Finances, dont l'envoi a été revendiqué par un groupe anarchiste grec – Conspiration des cellules de feu.
« Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas un autre mot face à un colis piégé. Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le Fonds monétaire international, mais c'est en France, c'est la France. (...) Nous sommes directement concernés », a ainsi déclaré M. Hollande. Christine Lagarde, la patronne française du FMI, a condamné un « acte de violence lâche ».
L'explosion du colis a légèrement blessé une secrétaire. Des éclats l'ont atteinte au visage et elle souffre des tympans du fait de l'effet de souffle, selon le préfet de police de Paris, Michel Cadot. Le groupe Conspiration des cellules de feu serait aussi « vraisemblablement à l'origine » de l'envoi du colis piégé au siège du FMI, a indiqué une source policière grecque. Selon cette source, le ministre adjoint grec de la Protection civile, Nikos Toskas, a été informé par les autorités françaises que le colis envoyé au FMI avait été expédié d'Athènes, comme celui envoyé au ministère allemand des Finances. Selon une source proche de l'enquête à Paris, des résidus de timbres grecs ont été retrouvés après l'explosion. Et selon les premiers éléments de l'enquête, l'engin explosif pourrait être un pétard.
Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi de l'enquête en flagrance, notamment ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). « Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu'au bout », a promis M. Hollande.


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