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Moyen Orient et Monde - Conflit

Début de nouveaux pourparlers sur la Syrie à Astana, en l’absence des rebelles

Un troisième cycle de pourparlers de paix sur la Syrie s'est ouvert hier à Astana, au Kazakhstan, en l'absence des rebelles, laissant peu d'espoir pour une avancée notable dans la résolution du conflit. Le chef de la délégation du régime syrien, Bachar al-Jaafari, a dénoncé la décision des rebelles de boycotter la rencontre tout en assurant que des progrès pouvaient être accomplis en leur absence. « Nous sommes prêts à assurer le succès d'Astana (...) avec ou sans la participation des factions armées. Leur absence à Astana démontre l'indécence de leur politique », a déclaré M. Jaafari, cité par l'agence syrienne SANA, ajoutant que le régime souhaitait avant tout s'entretenir avec la Russie et l'Iran.
Un porte-parole des rebelles, Oussama Abou Zeid, a justifié lundi le boycott des négociations d'Astana par « des promesses non tenues liées à la cessation des hostilités » en Syrie. Ce week-end, plusieurs groupes de la rébellion ont réclamé un report de la conférence. Ils entendaient évaluer les conditions de l'actuel cessez-le-feu. Les insurgés affirment que les forces progouvernementales et les milices soutenues par l'Iran, allié du régime de Bachar al Assad, continuent de bombarder les zones tenues par l'opposition à Damas, Homs, Deraa et Idleb, et se préparent à une offensive contre certains faubourgs de la capitale syrienne. Un porte-parole du HCN, principale instance de l'opposition, a reproché à la Russie de ne pas faire pression sur la Syrie, ce qui explique selon lui les réticences des rebelles.
Pour le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l'absence des rebelles est due à un « malentendu ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé pour sa part que ces négociations « sont rendues vraiment compliquées par les différences qui existent dans l'approche des différentes parties ». Les pourparlers d'Astana sont destinés à « faciliter » le travail de l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura, a affirmé l'envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour la Syrie Alexandre Lavrentiev, cité par les agences de presse russes. « Le processus de Genève peut en bénéficier », a-t-il ajouté. Au cours de cette rencontre, les participants discuteront à nouveau de la « séparation entre l'opposition et les terroristes », une demande formulée à de nombreuses reprises par Damas auprès des rebelles, a annoncé le négociateur en chef du régime.
De son côté, Staffan de Mistura a déclaré s'attendre à ce que la lutte antiterroriste et des possibilités concrètes d'échanges de prisonniers et de personnes enlevées soient abordées à Astana. Hier, le haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme a estimé que le conflit syrien, qui entre dans sa septième année, est « la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale ».

(Sources : agences)

Un troisième cycle de pourparlers de paix sur la Syrie s'est ouvert hier à Astana, au Kazakhstan, en l'absence des rebelles, laissant peu d'espoir pour une avancée notable dans la résolution du conflit. Le chef de la délégation du régime syrien, Bachar al-Jaafari, a dénoncé la décision des rebelles de boycotter la rencontre tout en assurant que des progrès pouvaient être accomplis en leur absence. « Nous sommes prêts à assurer le succès d'Astana (...) avec ou sans la participation des factions armées. Leur absence à Astana démontre l'indécence de leur politique », a déclaré M. Jaafari, cité par l'agence syrienne SANA, ajoutant que le régime souhaitait avant tout s'entretenir avec la Russie et l'Iran.Un porte-parole des rebelles, Oussama Abou Zeid, a justifié lundi le boycott des négociations d'Astana par...
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