Les grandes banques centrales qui se réunissent cette semaine semblent indiquer que l'amélioration de l'économie mondiale change sa tendance marquée par une longue période de faibles taux d'intérêt et par un programme d'achat d'obligations. La Réserve fédérale est prête à relever les taux, et le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a déclaré la semaine dernière, suite au maintien des politiques actuelles, que la BCE n'aura sans doute pas besoin d'adopter un nouveau stimulus afin de soutenir l'économie. Les banques centrales des États-Unis et du Japon – qui ont récemment assoupli leurs politiques respectives – devraient laisser les coûts d'emprunt inchangés lors de leurs réunions, jeudi prochain. Cette dernière pourrait donner des prévisions économiques plus optimistes compte tenu du faible taux de chômage et de l'inflation dans les deux pays. Les responsables de la politique monétaire en Norvège, en Indonésie et en Turquie devraient également maintenir des taux constants. Selon des économistes, une reprise de l'inflation et les signes d'une croissance mondiale sont les principales améliorations qu'a connues la seconde moitié de l'année 2016. On remarque une forte baisse des prix des produits de base depuis la mi-2014 au cours des derniers mois, tandis que le sentiment des consommateurs et les marchés boursiers américains se sont redressés depuis l'élection du président Donald Trump avec l'espoir d'une réduction des impôts et des dépenses gouvernementales. Le taux annuel de l'inflation des 35 membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est passé de 1,8 % en décembre à 2,3 % en janvier, un point culminant depuis avril 2012, en grande partie grâce à une augmentation des prix de l'énergie. Hors alimentation et énergie, l'inflation annuelle n'a augmenté que légèrement, passant de 1,8 % en décembre à 1,9 %, selon l'OCDE.
Cet article est réalisé par Fidus



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