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Lifestyle - This is America

Quand Ivanka pose problème(s)

Partie pour être le rayon de soleil de son père de président, qui ne cesse de provoquer des orages, Ivanka Trump commence à expérimenter quelques dommages collatéraux.

Une des photos publiées sur son compte Instagram où l’on voit Ivanka installée derrière le bureau présidentiel de la Maison-Blanche et encadrée par Donald Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Jeune, belle, blonde, voix douce et posée, allure glamourous et BCBG, femme de carrière, parfaite mère de famille de trois beaux enfants, épouse d'un jeune brillant homme d'affaires qui essaie de faire profil bas, Ivanka Trump avait impressionné en apparaissant dans la campagne électorale de son père, mettant notamment en valeur les solides liens que Donald Trump a tissés avec ses quatre enfants.

Et au milieu des évocations des frasques et des écarts de langage paternels concernant les femmes, elle avait tenté de sauver la mise en affirmant qu'en tant que patron, il pratiquait la parité dans ses multiples entreprises. Allant même jusqu'à dire : « Il est féministe. »

Le public est resté bienveillant envers les bonnes intentions et l'argumentation d'Ivanka. Mais les choses ont commencé à se gâter après l'arrivée au pouvoir de son père, lorsque sont entrés en jeu le népotisme flagrant et les conflits d'intérêts. D'un côté, il y a eu la nomination de l'époux d'Ivanka, Jared Kushner (36 ans), au poste de conseiller spécial à la Maison-Blanche pour les affaires du Moyen-Orient, alors que ce n'est pas sa spécialité. De l'autre, la présence de la belle dame dans des réunions politiques sans aucun titre justificatif. De plus, Jared et Ivanka sont devenus le « super couple » et le « power couple », sans toutefois avoir de tâches vraiment précises. Dans ce contexte, avec tous les regards, tant ceux du public que des médias, braqués sur eux, ils sont passés immédiatement au rôle de victimes collatérales. D'autant que, visiblement mal initiés aux diktats de la pratique et des convenances de la vie politique washingtonienne, l'un et l'autre n'ont pas fait attention aux dérapages et autres « peaux de banane ».

 

(Lire aussi : Un mois après son investiture, les problèmes de Trump sont « yuge »)

 

Guerre d'images
D'abord, Ivanka et son époux ont eu la maladresse de poster sur Instagram, en pleine manifestation dans les rues contre la loi sur l'émigration, une photo les montrant prêts à se rendre à la soirée annuelle du club Alfalfa, le plus sélect et le plus fermé de la ville. Tous les deux rayonnants, elle arborant une somptueuse robe du soir argentée griffée Carolina Herrera, un premier impair qui leur avait attiré une pluie de critiques, notamment une reprise déclinée en masse sur internet qui a associé cette tenue aux couvertures en polyester métallique distribuées aux réfugiés n'ayant pu trouver asile.

De même que le public n'a pas du tout apprécié une photo d'Ivanka installée derrière le bureau présidentiel de la Maison-Blanche, encadrée par le président Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Est-ce bien le lieu pour une photo-souvenir ? Et cet autre cliché la montrant descendant les marches de la Cour suprême tenant la main de sa fille Arabella (6 ans), qu'elle avait emmenée assister à une séance de cette haute instance. Et puis, enfin, ses deux enfants faisant des petits tours de jardin à la Maison-Blanche avec leur illustre grand-père. Verdict général : cela est plus un comportement de touriste que celui d'une personne désireuse de collaborer sérieusement, comme elle l'a annoncé, aux divers dossiers sociaux, bien loin des promesses d'une vie meilleure pour les femmes et les enfants, toutes conditions confondues.

Et, quand elle veut défendre les droits de la femme cumulant carrière et foyer, en n'omettant tout de même pas de préciser qu'elle est privilégiée dans ce domaine parce que bien secondée, elle s'attire une mise au point d'une « vraie » mère qui travaille. Cette dernière oppose notamment aux photos parfaites de la First Daughter et ses enfants, toujours tirés à quatre épingles, les siennes, aux traits tirés et jumelant plusieurs activités pour boucler les fins de mois.

 

(Pour mémoire : Ivanka Trump en pleine lumière lors de la visite de Justin Trudeau)

 

Mode ou politique ?
L'élégance suprême d'Ivanka Trump, certes appréciée, n'a pas échappé à la radioscopie des médias et des réseaux sociaux, photos à l'appui : ainsi pouvait-on apprendre que tous les matins, elle ne sortait jamais de sa luxueuse demeure du quartier le plus cossu de Washington, Kalorama (également nouvelle adresse des Obama), sans avoir été prise en charge par un bataillon de stylistes-coiffeurs-maquilleuses, le tout saisi par l'objectif d'un reporter.

De nouvelles données qui ont rendu perplexes les grandes revues féminines pour lesquelles elle a toujours été une icône de mode idéale. Mais, à présent, elles ne peuvent pas ignorer son immersion dans le monde de la politique. Cela pose d'autant plus de problèmes pour ces titres, qui ne peuvent plus se permettre de la dissocier des controverses provoquées continuellement par le président Trump, ni de son rôle (si peu défini) à ses côtés. Les impairs ne font que s'accumuler, entraînant souvent de violentes réactions.

Ainsi, la semaine dernière, elle avait revêtue une robe rouge Roland Mouret (coût : 4 000 dollars), avec épaules asymétriques dénudées, pour assister au discours du président au Congrès, lieu où la sobriété est traditionnellement de rigueur. Sa belle-mère, la First Lady Melania Trump, avait elle aussi choisi la flashy attitude avec un tailleur noir chargé de mille sequins, une création de Michael Kors vendue à 10 000 dollars.

Et, lorsqu'un grand magasin américain ne vend plus sa ligne (car boycottée par les adversaires de son père), elle devient la coqueluche d'un pays ennemi, la Chine. Selon un journal de ce pays, plus de 65 demandes ont été enregistrées pour l'obtention de marques déposées baptisées « Ivanka » et couvrant des gammes de cosmétiques, du papier peint, des boissons et moult autres produits. La fille aînée du président américain est donc incontestablement bien connue sous toutes les latitudes. Sa célébrité en Chine a grimpé lorsque, récemment, elle a rendu visite à l'ambassade de ce pays à Washington, en compagnie de sa fille Arabella, qui a récité un poème en chinois, langue qu'elle est en train d'apprendre. Comme beaucoup de jeunes par les temps qui courent... Mais est-ce bien raisonnable de la part de la fille du président des États-Unis qui ne cesse de fulminer contre cette supergrande puissance ?

 

 

Pour mémoire

Polémique après l'appel d'une conseillère de Trump à acheter des produits d'Ivanka

 

"Donnez une chance" à mon père, demande Ivanka Trump

 


Jeune, belle, blonde, voix douce et posée, allure glamourous et BCBG, femme de carrière, parfaite mère de famille de trois beaux enfants, épouse d'un jeune brillant homme d'affaires qui essaie de faire profil bas, Ivanka Trump avait impressionné en apparaissant dans la campagne électorale de son père, mettant notamment en valeur les solides liens que Donald Trump a tissés avec ses quatre...

commentaires (1)

Décidément atypiques les Trump! Mais en phase avec ce monde d'Internet hyperbole mondialise. Ils donnent prise à de ,multiples reproches...qui semblent glisser sur eus sans vraiment les mouiller... Leur chance, c'est que l'opposition n'a vraiment pas de figure de proue qui fasse le poids en glamour et audace

Chammas frederico

11 h 31, le 07 mars 2017

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Commentaires (1)

  • Décidément atypiques les Trump! Mais en phase avec ce monde d'Internet hyperbole mondialise. Ils donnent prise à de ,multiples reproches...qui semblent glisser sur eus sans vraiment les mouiller... Leur chance, c'est que l'opposition n'a vraiment pas de figure de proue qui fasse le poids en glamour et audace

    Chammas frederico

    11 h 31, le 07 mars 2017

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