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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’armée syrienne bombarde près de Damas avant les négociations

Les rebelles, soutenus par Ankara, progressent face à l'EI à al-Bab.

Des combattants rebelles, soutenus par Ankara, posant avec un drapeau de l’EI, près d’al-Bab, hier. Nazeer al-Khatib/AFP

Les forces gouvernementales syriennes ont accentué hier leur campagne de bombardement sur les positions rebelles à la lisière de Damas à l'approche de nouvelles négociations à Genève. Les représentants de l'opposition syrienne et du président Bachar el-Assad doivent se retrouver jeudi pour tenter une nouvelle fois de mettre fin à six ans de guerre qui ont fait plus de 310 000 morts. Mais hier, les forces du régime ont redoublé leurs bombardements à la périphérie de la capitale syrienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants sur le terrain. Les raids aériens ont tué sept personnes, dont une femme et un enfant, et blessé 12 autres à Barzé, un quartier tenu par les rebelles dans le nord de Damas, a affirmé l'OSDH. Des obus ont également frappé Qaboun, un autre quartier rebelle du nord-est de la capitale.
Les rebelles et le régime s'étaient accordés sur un cessez-le-feu local à Qaboun en 2014, mais la violence a repris ces derniers jours. « Aujourd'hui (lundi), c'est le troisième jour de bombardements, avec des tirs d'obus et de roquettes et des raids aériens », a confirmé Hamza Abbas, joint par internet, en précisant qu'il entendait le bruit incessant du pilonnage. Une source militaire s'est refusée à tout commentaire.
Le régime d'Assad est « absolument déterminé à se débarrasser de cette enclave rebelle d'une manière ou d'une autre », écrit Aron Lund, dans une analyse publiée par le Centre Carnegie pour le Moyen-Orient. « Même affaiblie et encerclée, la Ghouta orientale demeure un poignard pointé sur le cœur du régime d'Assad et mobilise des milliers de soldats », explique-t-il. Envahir cette région peut avoir un impact significatif sur les pourparlers de paix « car la délégation de l'opposition n'aura pas une grande valeur » sans l'Armée de l'islam, précise Aron Lund.
Radwan al-Homsi, un militant antirégime de Binninch (Nord-Ouest) ne se fait guère d'illusions avant le nouveau rendez-vous de Genève, et relève que la violence s'est toujours accrue après les autres sessions de pourparlers en 2012, 2014 ou 2016. « Ce sera comme pour les autres conférence, juste de l'encre sur du papier », estime-t-il. « Nous avons maintenant très peur de tout ce qui s'appelle conférence car chaque conférence est suivi d'une campagne militaire », assure cet homme de 27 ans.

Bouclier de l'Euphrate
Parallèlement, onze personnes, dont trois enfants, d'une même famille ont péri hier dans de violents bombardements sur la ville d'al-Bab, où les groupes rebelles ont effectué une petite avancée avec le soutien de l'armée turque face aux jihadistes du groupe État islamique.Quatre couples et trois enfants d'une même famille ont été tués dans leurs maisons, touchées par de violents bombardements et raids aériens sur ce fief jihadiste situé dans le nord de la Syrie à proximité de la frontière turque, selon l'OSDH. L'artillerie et l'aviation turques étaient en action au moment des faits, pour ouvrir la voie aux soldats turcs et aux rebelles syriens qui tentaient d'avancer vers le centre-ville, précise l'Observatoire.
Dans la nuit, les rebelles et l'armée turque, engagés dans l'opération « Bouclier de l'Euphrate », avaient progressé au cours de combats acharnés à al-Bab, qu'ils peinent depuis le 10 décembre à prendre aux jihadistes de l'EI subissant de lourdes pertes. « Les combattants de « Bouclier de l'Euphrate » se sont répartis la nuit dernière sur trois axes pour faciliter l'assaut sur al-Bab », a affirmé Abou Jaafar, un commandant rebelle joint dans la ville. Les rebelles se sont ainsi emparés d'un hôpital, d'un rond-point stratégique et d'un complexe scolaire, dans l'ouest de la ville, a-t-il expliqué. L'OSDH fait état d'une petite progression d'environ 200 mètres des rebelles dans l'ouest de la ville.
(Source : AFP)

Les forces gouvernementales syriennes ont accentué hier leur campagne de bombardement sur les positions rebelles à la lisière de Damas à l'approche de nouvelles négociations à Genève. Les représentants de l'opposition syrienne et du président Bachar el-Assad doivent se retrouver jeudi pour tenter une nouvelle fois de mettre fin à six ans de guerre qui ont fait plus de 310 000 morts. Mais hier, les forces du régime ont redoublé leurs bombardements à la périphérie de la capitale syrienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants sur le terrain. Les raids aériens ont tué sept personnes, dont une femme et un enfant, et blessé 12 autres à Barzé, un quartier tenu par les rebelles dans le nord de Damas, a affirmé l'OSDH. Des obus ont également frappé Qaboun, un autre quartier rebelle du...
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