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Économie - Compte Rendu

Zeaiter veut réformer l’agriculture avec l’aide du secteur privé

De g. à d.: le directeur général du ministère de l’Agriculture, Louis Lahoud ; le président de la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), Mohammad Choucair ; le ministre de l’Agriculture, Ghazi Zeaiter ; et le président de la commission de l’agriculture à la CCIAB, Raphaël Debbané. Photo D.R.

Le ministre de l'Agriculture, Ghazi Zeaiter, a appelé hier à une réforme de fond du secteur avec la collaboration du secteur privé. Il s'exprimait dans le cadre d'une table ronde organisée par la Fédération des Chambres libanaises de commerce (FCCIAL) à Beyrouth réunissant des acteurs du secteur et le représentant de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Maurice Saadé.
« L'agriculture était marginalisée il y a dix ans et l'est toujours aujourd'hui », a déclaré M. Zeaiter, estimant que toutes les mesures de soutien avaient été « insuffisantes » jusqu'à présent. « Nous devons poser les bases pour réformer le secteur même si le mandat du gouvernement s'achève dans quelques mois », a ajouté le ministre. Il a également jugé « indispensable » de renforcer, dans ce cadre, la coopération avec le secteur privé. M. Zeaiter a enfin plaidé pour un renforcement des moyens du ministère de l'Agriculture. « Sur les 67 milliards de livres (44,4 millions de dollars) qui lui sont alloués, 60 milliards (39,7 millions de dollars) servent à payer les salaires, ce qui laisse peu de fonds disponibles pour financer des projets », a-t-il indiqué.

Accord amiable avec l'Égypte
Le président de la FCCIAL, Mohammad Choucair, a de son côté identifié plusieurs axes « prioritaires » pour réformer le secteur, comme la « lutte contre la concurrence déloyale et le dumping commercial », « l'amélioration de la productivité » ou encore « le rapprochement entre les agriculteurs et l'industrie agroalimentaire ».
En parallèle, M. Zeaiter a affirmé que le Liban et l'Égypte avaient à nouveau convenu – lors de sa visite en Égypte, fin janvier – de « plafonner les importations de pommes de terre égyptiennes à 50 000 tonnes entre février et mars afin de ne pas pénaliser les producteurs du Akkar », pour qui la saison des récoltes commence fin mars.
Pour rappel, si les deux pays sont liés par l'accord de libre-échange arabe (Gafta) entré en vigueur en 2005, l'Égypte ne peut exporter ses pommes de terre vers le Liban que pendant cette période, en vertu d'un accord datant de 1998. Ces importations étaient déjà limitées à 50 000 tonnes par un accord amiable, mais en mars 2016, les producteurs locaux avaient reproché à l'ancien ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, d'avoir cédé aux pressions des importateurs en autorisant l'importation d'environ 67 000 tonnes de pommes de terre.

Le ministre de l'Agriculture, Ghazi Zeaiter, a appelé hier à une réforme de fond du secteur avec la collaboration du secteur privé. Il s'exprimait dans le cadre d'une table ronde organisée par la Fédération des Chambres libanaises de commerce (FCCIAL) à Beyrouth réunissant des acteurs du secteur et le représentant de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Maurice Saadé.« L'agriculture était marginalisée il y a dix ans et l'est toujours aujourd'hui », a déclaré M. Zeaiter, estimant que toutes les mesures de soutien avaient été « insuffisantes » jusqu'à présent. « Nous devons poser les bases pour réformer le secteur même si le mandat du gouvernement s'achève dans quelques mois », a ajouté le ministre. Il a également jugé « indispensable » de renforcer, dans ce...
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