Selon le gouverneur de la Banque centrale, rester dans la zone euro est la meilleure décision que peut prendre la France sur le long terme, des propos qui ont été énoncés dans un contexte d'expansion de la politique nationaliste qui menace l'intégration européenne.
La France organise cette année une élection présidentielle, et les sondages suggèrent que la candidate anti-euro Marine Le Pen est susceptible de gagner le premier tour des élections.
Mme Le Pen accuse l'euro d'être la source d'un chômage élevé. Selon elle, si elle est élue, la sortie de la France de la monnaie unique pourra aider les Français à avoir un meilleur pouvoir d'achat qui est en baisse depuis plusieurs années. La perspective d'une victoire de Le Pen semble avoir forcé les banquiers à intervenir, ce qui n'est pas d'usage. Plus tôt, mardi, Benoît Cœuré, membre du directoire français de la Banque centrale européenne, a déclaré au quotidien français Le Parisien que quitter l'euro menacerait l'épargne ainsi que l'emploi en France. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a déclaré, mardi, dans Le Figaro que la sortie de l'euro pourrait dévaluer une nouvelle monnaie nationale française, ce qui augmenterait les coûts de financement de la dette d'environ 30 milliards de dollars par an.
Il a ajouté dans son discours qu'il n'était pas correct de blâmer les institutions européennes ainsi que l'euro de la faible croissance en France et en Italie. Selon lui, ces deux pays sont à la traîne aujourd'hui à cause d'un manque de réformes nationales. Les commentaires sont survenus suite aux propos de Peter Navarro, conseiller commercial du président américain Donald Trump, qui a déclaré la semaine dernière au Financial Times que l'Allemagne bénéficiait d'un euro « grossièrement sous-évalué », donnant à la nation un avantage injuste sur ses partenaires commerciaux. Les propos de M. Navarro ont atteint d'autres membres des banques centrales européennes. Lundi, le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré : « Nous ne sommes pas des manipulateurs de devises. » Le chef de Bundesbank a répondu mardi à une accusation selon laquelle l'Allemagne bénéficie injustement d'un euro sous-évalué, qualifiant la déclaration de « plus qu'absurde ».
Cet article est réalisé par Fidus



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine