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Moyen Orient et Monde - France

Torpillé par le « Penelopegate », Fillon promet d’aller « jusqu’au bout »

Le candidat de la droite estime qu'il est victime d'une campagne de diffamation lancée par le pouvoir.

Le candidat de la droite à la présidentielle en France, François Fillon, a accusé hier la gauche d’avoir fomenté l’affaire d’emplois fictifs visant son épouse et promis d’aller « jusqu’au bout », alors que sa popularité chute. Benoît Tessier/Reuters

Le candidat de la droite à la présidentielle en France, François Fillon, a accusé hier la gauche d'avoir fomenté l'affaire d'emplois fictifs visant son épouse et promis d'aller « jusqu'au bout », alors que sa popularité chute.
À 80 jours du premier tour, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy perd 5 points d'intentions de vote (20 %), se classant derrière la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (27 %) et le centriste Emmanuel Macron (23 %), ce qui le prive de second tour, selon un sondage réalisé après les révélations de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné sur des emplois fictifs présumés. « Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable, mais quand on choisit d'être candidat à l'élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre ensuite de la violence des attaques (...). Je vais les affronter jusqu'au bout. Je serai candidat à cette présidentielle », a promis hier François Fillon.
Les principaux dirigeants de son parti Les Républicains dénoncent, dans une tribune qui est parue aujourd'hui dans le quotidien Le Figaro, une « tentative de mise à mort » de sa campagne, opération qui vise selon eux à installer « un face-à-face mortel » entre la gauche et l'extrême droite. Pour faire taire les voix suggérant un « plan B » pour remplacer leur candidat, le président du comité politique du parti, Gérard Larcher, a assuré hier soir qu'il n'y avait pas « de candidature alternative ».
Aux premiers jours de tempête, la droite a fait bloc derrière son candidat, triomphalement désigné en novembre au terme d'une primaire ayant rassemblé plus de 4 millions d'électeurs. Mais si aucun ténor de droite ne veut officiellement donner le coup de grâce, la question d'une solution de rechange agite les esprits. « Fillon est mort. Son ADN, c'était la probité, tout s'effondre », estime un proche de Nicolas Sarkozy.
Dans la matinée, le candidat conservateur avait demandé aux parlementaires de son camp de « tenir 15 jours » derrière lui, en attendant les résultats de l'enquête ouverte par le parquet financier de Paris. « Cette affaire, on sait d'où elle vient, elle vient du pouvoir, elle vient de la gauche », a-t-il tonné devant eux lors d'une réunion à huis clos à son QG de campagne. L'entourage du président François Hollande a aussitôt répondu que « le seul pouvoir, en l'occurrence, c'est celui de la justice, qu'on doit laisser travailler ».
François Fillon, 62 ans, a annulé une visite prévue le week-end prochain au Liban et en Irak, pour « rester au contact de ses troupes et des Français », selon son entourage.

« État permanent de scandale »
La justice, de son côté, poursuit les auditions dans le cadre de l'enquête sur des emplois fictifs présumés qui ont, selon Le Canard enchaîné, permis à Penelope Fillon de toucher plus de 900 000 euros bruts comme assistante parlementaire et comme collaboratrice d'une revue littéraire. Par ailleurs, deux des enfants de François Fillon ont perçu 84 000 euros comme assistants quand ils étaient étudiants, selon le journal qui s'arrachait hier dans les kiosques.
Après le couple Fillon, interrogé lundi pendant cinq heures, l'ancien suppléant du candidat, Marc Joulaud, a été entendu par les enquêteurs, qui veulent savoir quelles activités ont justifié les généreux salaires d'assistante parlementaire.
Plus de trois Français sur quatre (76 %) ne sont pas convaincus par la défense du candidat conservateur, selon un sondage publié mercredi. Une pétition demandant à Penelope Fillon de rendre l'argent public a réuni 350 000 signatures en moins d'une semaine. Pour le groupe de réflexion américain Center for Strategic & International Studies (CSIS), le « Penelopegate » pourrait « constituer un rappel dévastateur à l'électorat français de l'état apparemment permanent de scandale et de corruption dont souffre » la droite française.

(Source : AFP)

Le candidat de la droite à la présidentielle en France, François Fillon, a accusé hier la gauche d'avoir fomenté l'affaire d'emplois fictifs visant son épouse et promis d'aller « jusqu'au bout », alors que sa popularité chute.À 80 jours du premier tour, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy perd 5 points d'intentions de vote (20 %), se classant derrière la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (27 %) et le centriste Emmanuel Macron (23 %), ce qui le prive de second tour, selon un sondage réalisé après les révélations de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné sur des emplois fictifs présumés. « Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable, mais quand on choisit d'être candidat à l'élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre ensuite de la violence des attaques (...). Je vais les...
commentaires (2)

on voit que yves prevost est de droite déjà c'est pour 8 années et en plus 12 ans x 12 mois = 144 900 000 : 144 = 6250 € comme d'habitude les pauvres politiques sont innoncents ils nous font la morale et vivre avec le smig

Talaat Dominique

19 h 16, le 02 février 2017

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Commentaires (2)

  • on voit que yves prevost est de droite déjà c'est pour 8 années et en plus 12 ans x 12 mois = 144 900 000 : 144 = 6250 € comme d'habitude les pauvres politiques sont innoncents ils nous font la morale et vivre avec le smig

    Talaat Dominique

    19 h 16, le 02 février 2017

  • Sil'on fait les calculs, ce qui est reproché à Fillon représente 900 000 euros pour une durée totale de 12 ans, soit environ 600 euros par mois. Si -comme cela semble être le cas - le travail a bien été effectué, il n'y a là rien de scandaleux. Mais, désormais, quoique l'intéressé puisse dire ou faire, le mal est fait. Tout le monde sait que la principale source du Canard Enchaîné est les Renseignements Généraux, autrement dit le pouvoir. Aucun rapport donc avec la Justice, quoiqu'en dise "l'entourage du président François Hollande". Enfin, pourquoi cibler la droite lorsque l'on parle de "l'état apparemment permanent de scandale et de corruption", c'est la classe politique tout entière qui est concernée, sans distinction d'orientation.

    Yves Prevost

    08 h 52, le 02 février 2017

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