Le gouvernement saoudien entend vendre au secteur privé jusqu’à 5 % d’Aramco lors d’une introduction en Bourse. Ali Jarekji/Reuters
La compagnie pétrolière étatique Saudi Aramco a chargé deux cabinets d'audit américains spécialisés dans l'industrie pétrolière d'évaluer ses réserves, dans la perspective d'une entrée en Bourse l'an prochain, ont déclaré trois sources proches du dossier à Reuters.
Saudi Aramco, dont les champs représentent environ 15 % des réserves mondiales de pétrole, a demandé à une unité de Baker Hughes, une société de services pétroliers, de mener l'évaluation, selon ces sources. Deux d'entre elles ont dit qu'Aramco avait également fait appel à cabinet DeGolyer and MacNaughton, l'un des grands noms de l'audit dans le domaine des réserves pétrolières. Baker Hughes et Aramco n'ont pas voulu commenter ces informations.
Le gouvernement saoudien entend vendre au secteur privé jusqu'à 5 % d'Aramco lors d'une introduction en Bourse (IPO en anglais) prévue courant 2018 et présentée comme la plus grande au monde, tout en transformant la compagnie en un « conglomérat industriel mondial. »
L'année dernière, le vice-prince héritier Mohammad ben Salmane a dit s'attendre à ce que l'IPO d'Aramco atteigne au moins une valeur de 2 000 milliards de dollars. Le chiffre pourrait même être plus grand, selon lui. Toute évaluation tiendrait compte de l'évolution des prix du pétrole et de la taille des réserves de pétrole saoudiennes. Cette IPO s'inscrit dans le cadre du programme Vision 2030, annoncé fin avril par les autorités et visant à transformer l'économie saoudienne qui dépend à plus de 70 % du pétrole.
Selon des sources industrielles, Aramco va probablement garder un accès direct aux réserves pétrolières saoudiennes avec un droit exclusif d'exploration et de production. « Aramco est en discussion avec une compagnie pour évaluer ses réserves et une autre pour évaluer ses finances », a dit une autre source industrielle saoudienne. « Le fait de savoir si toutes les réserves feront partie de l'IPO est encore en négociation », a-t-elle ajouté.
(Sources : agences)


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