La Première ministre britannique Theresa May doit être reçue vendredi par le président américain Donald Trump. Daniel Leal-Olivas/AFP
L'UE et le Royaume-Uni devront d'abord s'accorder sur les termes du divorce avant d'entamer toute discussion sur un futur accord commercial, a expliqué hier la Commission européenne, interrogée sur le processus de sortie du Royaume-Uni de l'UE.
Selon une source européenne, en principe ces termes du départ incluent notamment la « facture » que devra payer le Royaume-Uni. L'équipe de négociation du Brexit – côté UE – a fait une première évaluation de la « facture de sortie que devra acquitter Londres, évaluée entre 55 et 60 milliards d'euros (55 et 64 millions de dollars) », selon une autre source proche du dossier.
« Si on veut divorcer mais rester amis sur la base d'une nouvelle relation, d'abord on doit s'accorder sur les termes d'une séparation ordonnée où les deux parties honorent leurs obligations », a commenté Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, hier lors d'un point de presse quotidien. « Après, sur cette base, (on peut) construire une future bonne relation », a-t-il continué. Il était interrogé sur le calendrier des négociations sur le Brexit qui reste à préciser, de l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'UE à la forme que prendrait la nouvelle relation entre les deux entités, notamment la question d'un accord de libre-échange entre les deux entités.
« Situation juridique simple »
L'article 50 du traité de Lisbonne donne une période de deux ans à partir du jour où un pays membre notifie officiellement son départ de l'UE pour finaliser un accord de sortie sur des problèmes tels que les coûts en suspens liés à son appartenance ou les droits des citoyens, selon des responsables européens.
Le vice-président de l'exécutif européen Frans Timmermans a averti de son côté le Royaume-Uni qu'il ne pourrait pas signer de nouveaux accords commerciaux avec des pays tiers, comme les États-Unis, tant qu'il serait toujours membre de l'UE. « C'est une situation juridique très simple, tout le monde peut parler à tout le monde mais vous ne pouvez signer un accord commercial qu'avec quelqu'un seulement une fois parti de l'Union européenne, vous ne pouvez pas le faire avant », a-t-il expliqué lors d'une intervention à Malte mardi matin.
La Première ministre britannique Theresa May doit être reçue vendredi par le président américain Donald Trump qui a prédit que le Brexit serait « un succès » et annoncé qu'il voulait conclure « rapidement » un accord commercial avec le Royaume-Uni.
Dans le même temps, la Cour suprême britannique a annoncé hier que le gouvernement de Theresa May devrait obtenir l'approbation du Parlement avant de lancer les négociations de sortie de l'UE (voir page 10).
Le négociateur en chef de la Commission, Michel Barnier, a indiqué que toutes les négociations entre le Royaume-Uni et l'UE devraient être bouclées d'ici à octobre 2018 afin que les parlements européen et nationaux aient le temps de donner leur aval avant la fin de la période de deux ans.
(Source : AFP)


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