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Moyen Orient et Monde - Syrie

La crise de l’eau à Damas en voie de règlement avant les pourparlers d’Astana

Les rebelles ont la possibilité de déposer les armes ou de regagner Idleb.

Une photo prise par l’agence SANA montrant l’évacuation de civils de Wadi Barada, le 11 janvier dernier. Photo archives AFP

Les travaux pour rétablir l'alimentation en eau de Damas, coupée depuis trois semaines, ont commencé hier à la suite d'un accord entre gouvernement et rebelles. Des employés sont ainsi entrés dans une zone tenue par les rebelles près de Damas pour rétablir l'alimentation en eau de la capitale, a affirmé le gouverneur de la province. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que des techniciens gouvernementaux avaient rejoint le secteur de Wadi Barada et commencé à travailler sur les infrastructures d'eau.
Quelque 5,5 millions d'habitants de Damas subissent des pénuries d'eau depuis le 22 décembre, les combats ayant occasionné à Wadi Barada des dommages à la principale structure d'alimentation en eau de la capitale. Le gouvernement accuse les rebelles d'avoir délibérément coupé l'approvisionnement en eau de Damas.
« Nous avons arrêté les opérations militaires (dans ce secteur) et entamé le processus de réconciliation avec les milices sur place », a indiqué le gouverneur provincial Alaa Ibrahim. « Si Dieu le veut, les conduits d'alimentation (en eau) seront réparés dans les trois jours (...). Des mesures seront prises pour que Damas ait de l'eau demain (aujourd'hui) », a-t-il annoncé.
Selon les termes de cette « réconciliation », a-t-il expliqué, les rebelles ont la possibilité de déposer les armes. Ceux qui refuseraient de le faire ainsi que les membres du groupe jihadiste Fateh el-Cham (ex-branche syrienne d'el-Qaëda) seront transférés en autocars vers la province d'Idleb, quasi entièrement contrôlée par l'opposition armée, a-t-il ajouté.
L'armée, qui a promis de reprendre le secteur aux rebelles, avait avancé hier dans Wadi Barada, où les combats fragilisaient grandement la trêve entrée en vigueur le 30 décembre en vertu d'un accord prévoyant des négociations entre gouvernement et rebelles sur un règlement du conflit qui ensanglante la Syrie depuis mars 2011. Cet accord a été conclu sous l'égide de la Russie et de la Turquie après la victoire du régime à Alep le 22 décembre. L'administration américaine sortante de Barack Obama en avait été écartée. La trêve tenait sur la plupart des fronts en Syrie alors que les négociations doivent s'ouvrir dans la capitale du Kazakhstan le 23 janvier, trois jours après la prise de fonctions du nouveau président américain Donald Trump. Jeudi soir à Genève, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a annoncé que son partenaire russe était d'accord pour faire entrer dans le processus les États-Unis. « Les États-Unis devraient certainement être invités, et nous sommes tombés d'accord sur ce point avec la Russie », a-t-il dit au sujet des discussions d'Astana. « Personne ne peut ignorer le rôle des États-Unis. Ceci est une position de principe pour la Turquie », a-t-il ajouté.

En attendant Trump
Selon une source syrienne, il pourrait y avoir le 23 janvier une réunion inaugurale et protocolaire avec plusieurs pays invités, dont les États-Unis, comme ce fut le cas en 2014 à Montreux en Suisse, après laquelle les négociations s'ouvriraient entre régime et rebelles uniquement sous la supervision des Russes et des Turcs.
Sollicité à Moscou sur une possible invitation adressée aux États-Unis annoncée par la Turquie, le ministère des Affaires étrangères n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a déclaré : « Bien sûr, nous sommes favorables à une représentation la plus large possible de toutes les parties » prenantes au dossier syrien. « Mais je ne peux pas répondre concrètement pour l'instant. »
Le 29 décembre, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait dit « espérer que lorsque l'administration de Donald Trump entrera en fonctions, (les États-Unis) pourront également s'associer à ces efforts, afin que nous puissions travailler dans une même direction, amicalement ».
L'administration Obama, appui des rebelles, était présente à toutes les discussions ayant abouti aux trêves précédentes en Syrie et avait parrainé de précédentes négociations de paix qui n'avaient pas abouti.
« Pour la nouvelle administration américaine, ce n'est pas une priorité de jouer un rôle dans la résolution de la crise syrienne », a estimé le doyen de la faculté des sciences politiques de la Lebanese American University (LAU) de Beyrouth, Imad Salame. « Je pense qu'avec Trump à la Maison-Blanche, le leadership restera aux mains des Russes, mais il exigera des garanties, notamment sur la sécurité d'Israël et la réduction du rôle de l'Iran », un autre allié du régime syrien, a-t-il indiqué.
Hier, la Syrie a accusé Israël d'avoir à nouveau bombardé l'aéroport militaire de Mazzé, banlieue ouest de Damas. L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire.

(Source : AFP)

Les travaux pour rétablir l'alimentation en eau de Damas, coupée depuis trois semaines, ont commencé hier à la suite d'un accord entre gouvernement et rebelles. Des employés sont ainsi entrés dans une zone tenue par les rebelles près de Damas pour rétablir l'alimentation en eau de la capitale, a affirmé le gouverneur de la province. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que des techniciens gouvernementaux avaient rejoint le secteur de Wadi Barada et commencé à travailler sur les infrastructures d'eau.Quelque 5,5 millions d'habitants de Damas subissent des pénuries d'eau depuis le 22 décembre, les combats ayant occasionné à Wadi Barada des dommages à la principale structure d'alimentation en eau de la capitale. Le gouvernement accuse les rebelles d'avoir délibérément coupé l'approvisionnement...
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