Cette affiche, inspirée du slogan de campagne de Donald Trump (« Make America Great Again »), est placardée dans Tel-Aviv en Israël. Hier, dans une prise de position rare aux États-Unis pour un président élu qui n’a pas encore pris ses fonctions, M. Trump a exhorté l’administration Obama à opposer son veto au projet de résolution sur les colonies juives en Cisjordanie présenté par Le Caire à l’ONU. Jack Guez/AFP
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé hier de reporter, à la demande de l'Égypte, un projet de résolution réclamant qu'Israël cesse ses activités de colonisation dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, ont rapporté des diplomates aux Nations unies. Le Caire, qui est à l'origine de ce texte, a réclamé plus de temps pour mener des consultations sur le sujet, mais aucune nouvelle date ou horaire n'a été programmé, selon ces diplomates. Le vote était prévu à 15 heures à New York.
L'Égypte avait proposé la résolution mercredi soir, ce qui avait immédiatement conduit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à réclamer aux États-Unis de faire usage de leur droit de veto pour bloquer ce texte. Le président américain élu, Donald Trump, s'était aussi rapidement impliqué, appelant hier matin l'administration sortante de Barack Obama à opposer son veto. La proposition de résolution qui exhortait l'État hébreu à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », plaçait Israël « dans une très mauvaise position de négociation », a affirmé M. Trump dans un communiqué. « Comme les États-Unis le disent depuis longtemps, la paix entre les Israéliens et les Palestiniens ne peut venir que de négociations directes entre les parties, et non à travers des conditions imposées par les Nations unies », a-t-il déclaré, dans une prise de position rare aux États-Unis pour un président élu qui n'a pas encore pris ses fonctions.
Une résolution similaire s'était heurtée au veto des États-Unis en 2011. Mais l'éventualité que l'administration Obama finisse par permettre l'adoption d'une telle résolution a donné lieu à de nombreuses spéculations ces derniers mois à l'Onu.
Les Nations unies considèrent cette colonisation comme illégale au regard du droit international et ont appelé à plusieurs reprises Israël à y mettre fin. Malgré cela, des responsables onusiens ont constaté une augmentation des constructions dans les territoires palestiniens ces derniers mois, et certains responsables israéliens voient l'élection de Donald Trump comme une opportunité d'étendre la colonisation.
Selon le projet de résolution égyptien, les colonies « mettent gravement en péril la viabilité de la solution à deux États », qui ferait coexister Israël avec un État palestinien. Mettre fin à la colonisation est « essentiel pour sauver la solution à deux États », affirme le projet de résolution, qui appelle à prendre des mesures « immédiatement pour renverser la tendance négative sur le terrain ». L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Danny Danon, a qualifié le projet de résolution de « sommet de l'hypocrisie » et a estimé que son adoption « ne ferait que récompenser la politique palestinienne d'incitation (à la haine) et de terrorisme ».
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine