La disposition reporte au 1er janvier 2018 l’augmentation des taux de TVA (de 17 % à 24 %) censée entrer en vigueur au 1er janvier 2017. Louisa Gouliamaki/AFP
Le Parlement grec a voté hier soir, avec le soutien de l'opposition, le report de la hausse de la TVA sur les îles touchées par le flux des migrants, seconde mesure du gouvernement à l'origine d'un accès de tension avec les créanciers du pays. Tous les députés présents (259 sur 300) ont voté oui.
La disposition reporte au 1er janvier 2018 l'augmentation des taux de TVA (de 17 % à 24 %) censée entrer en vigueur au 1er janvier 2017, selon un accord conclu entre la Grèce et ses bailleurs de fonds, UE et FMI. Le coût de ce report est estimé à 50 millions d'euros (52 millions de dollars) par la Comptabilité nationale grecque. Il concerne les îles de l'Est égéen où s'entassent plus de 16 000 réfugiés et migrants, en vertu du pacte migratoire conclu en mars entre l'UE et Ankara pour couper la route migratoire en Égée, mais exclut Rhodes.
Le Premier ministre grec de gauche, Alexis Tsipras, avait annoncé ce soutien début décembre, ainsi qu'un bonus de fin d'année aux petits retraités (voté par le Parlement la semaine dernière), arguant de la nécessité de consacrer à la « cohésion sociale » une partie de l'excédent primaire dégagé cette année, supérieur aux objectifs assignés par les créanciers.
L'annonce de ces aides a irrité Berlin, conduisant la semaine dernière le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem à faire part de « la suspension » des mesures décidées récemment par les créanciers pour une légère réduction de la dette publique grecque. Des négociations menées depuis mardi au sein de la zone euro pour débloquer ce gel n'ont pas abouti jusque-là, en dépit du soutien marqué apporté à la partie grecque par la France et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.
(Source : AFP)


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