Au moins douze soldats Burkinabés ont été tués hier dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. Archives AFP
Au moins douze soldats burkinabés ont été tués hier dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays, à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne. « Aujourd'hui, dans la ville de Nassoumbou, située dans la commune de Djibo (chef-lieu de la province du Soum) à proximité de la frontière avec le Mali, un détachement du Groupement des forces antiterroristes (GFAT) de notre armée a subi une attaque meurtrière qui a coûté la vie à douze de nos valeureux soldats et fait des blessés », a déclaré hier le président Burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, dans une « adresse à la nation ». Le chef de l'État n'a pas fourni de bilan du nombre de blessés. « Je condamne avec fermeté cette attaque ignoble qui illustre la cruauté de (ses) auteurs », a-t-il ajouté Un précédent bilan du haut-commissaire de la province du Soum, Mohammad Dah, joint par l'AFP par téléphone depuis Ouagadougou, faisait état de onze morts, dont dix militaires et un gendarme. Deux soldats restaient « injoignables », ce qui signifie qu'ils sont portés disparus. C'est « la plus grosse attaque jihadiste jamais perpétrée » contre l'armée Burkinabé, a souligné M. Dah.
Selon une source sécuritaire, les assaillants « enturbannés avaient (des) drapeaux jihadistes ». Les autorités Burkinabés ont dépêché un « renfort sur place. Nous avons lancé la chasse et un bilan plus précis vous sera bientôt fourni par les services habilités », a indiqué de son côté une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.
Il s'agit de la seconde attaque visant l'armée depuis le début des attaques jihadistes au premier trimestre 2015 au Burkina Faso, petit État sahélien d'Afrique, pauvre et enclavé. En octobre 2016, la première attaque avait fait six morts – quatre militaires et deux civils –, les deux civils ayant été probablement tués par des « tirs amis ».
(Source : AFP)


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